HUILE
({uand il esl coiuplèleiiient «lesséché. En Angleterre et en Ainéri(|ue, le lioublon est coinpriiné à Taide de la presse hydraulique dans des sacs, dont on coud solidement les plis, ou bien on cercle les pains avec des cordes et des l)andelettes de fer. Ces }>ains [)èsent, quelquefois, jusqu’à 800 kilogrammes par mètre cube.
La conservation prolongée du houblon donne lieu, parfois, à une fraude qui consiste à changer l’indication de l’année de la récolte; en elfet, le lioublon, perdant de sa qualité en vieillissant, se paye d’autant plus cher f[ue la date de la récolte est plus récente.
lil'IUL — ICssai de l'huile d’olive. — Cette IlUile OCCUpe le premier rang parmi les substances grasses employées comme condiment : il n’y a donc rien d’extraordinaire que son })ii.x soit assez élevé et ({u’elle soit, par suite, l’objet de nombreuses falsifications. On a fait de grands elforts pour arriver à déceler ce genre de fraude. Le Ijiit est loin d’étre atteint. TiU })lu})art des méthodes qui ont été })roposées nécessitent l'emploi d’insti'uments spéciaux ou de réactifs d’un maniement assez délical.
Le procédé suivant, dû à Maumené, outre (pi’il n’exige qu’un matériel peu considérable, a l’avantage de donner des indications }»récises. Lorstpi’on mêle 50 grammes d'huile d’olive avec 10 centimètres cubes d'acide sulfuri(pie à 00". au moyen d’un thermomètre employé comme agita teui', on observe, en deux minvLex, une élévation de température
de 'i2o. Or, si l’on opère
avec
le même acide
et à la même
température extérieure.
avec
d'autres builes.
on aura des
élévations de température (jui varieront avec
la nature de
l'huile. C'est ainsi que grammes, on obtiendra.
en soumettant à la même epreuve oO avec ;
Huile d'aracliide . . . .
— d’iimamles amères
— de sésame
— (l'amaridcs douces
— d’œillette
— de chènevis. . . .
— de noix. .
loi
— de faine ' . • .
— do lin
Ce phénomène reste constant après le mélange des huiles. Par exemple. 2 volumes d’huile d’olives et 1 volume d œillette doivent donner dans cette supposition :
HÉRâUD.
TIUILE
^ vul. d'ulive x W» . .
1 d'œilletto 1 X 8(5>/i
3 vol. de mélange I vol
no>/i
ofPjH
(,!e iiuiiibre est celui (|u‘uii trouve, }>ar rexpérieiico, coimue l'ont démontré des essais très-nombreux, pour ce mélanye et l)Our beaucoup d’autres.
La marche à suivre est des plus sim}des. Ou })ése bO (.•■rammes d’huile dans un vase à ex]^érience de à 15 ' centimètres cul)es. On place, dans ce verre, un tliermométre gradué sur tige, on agite une minute et l’on note la, température. Alors à l’aide d’une pipette jaugée (tig. 158), on aspire avec précaution 10 centimètres cubes d’acide sulfuri(|ue dans le tiacon à acide, sans enfoncer la pipette plus qu’à moitié de son bec et sans toucher les parois du goulot du llacon, qui doit être immédiatement refermé. On aiiporte alors la, pipette à 1 ou 2 centimètres au-dessus de rtjuile, et on laisse couler l’acide, en lilet, au fond de riniile, jus(|u’à la dernière goutte. Alors, saisissant, le verre dans la main gauche, afin de le fixer, on agite de la main droite le tliermométre dans l’imile. Aussitôt (pie le mélange est coni])let et ({iie l’huilc est devenue l)rune, on jette les yeux sur le tliermométre, et, tout en remuant ti’és-doucement, on observe la température. 11 ne faut guère qu’une minute. Le mercure se tient une bonne demi-minute au moins à sa hauteur minima et redescend lentement. On note cette hauteur maxima ipii donne l’éh'*i>c'ito jîuigéc. vation de températui-e, et l’exiiéilence est ter-
l'’ig. 158.
minée.
Lu résumé, la méthode consiste ; 1" à mesurer le. dégagement de chaleui- obtenu dans une huile donnée }>ar l’action do l’acide sulfurique conrcnlrc. réactif ([uo l’on se i»rociire îdsément; 2" à com})arer au même moment, avec les mêmes instruments, l’élévation de température fournie par une huile -type et le môme acide.
Itanciilité de riiiiile. — MoyOl clc la COi’l'igC)'. — A bl longue, tous les corj)s gras exposés au c(.inlacl de l’air
Il L’ ILE
))rennent une odeur et une saveur désayréaljles. Cet elVet est (là à ra])sor[)tion de l'oxygèno. Ij’liuile d’olives éprouve ce pliéiioinène, comme tous les auti'es; il est surtout très-mar(|ué chez les huiles qui proviennent de fruits trop mûrs.
Voici })ar quels moyens on peut remédier à la l’ancidité de riiuile d’olive.
Jo On mêle 25 parties d'imile l'auce avec 'lO parties d’eau à o0‘h ou agite le mélange, pendant un quart d'heure; on laisse déposer, on soutire l’eau et l'on répète jusqu’A six fois cotte opération. Les elTets de ce lavage sont plus prononcés, si l’on a eu soin d’employer do l'eau contenant de 12 à IM 100 de sel marin en dissolution.
2o On agite l'imile avec 20 p. 100 de bon vinaigre et l'on répète trois ou quatre fois cette opération, ce })rocédé est moins avantageux que celui qui consiste à faire intervenir l’ean salée.
On agite 90 parties d'iiuile avec 10 parties d'alcool, l’agitation doit être continuée pendant (pielques lieurcs et à ditféreuts intervalles; on soutire, on réi)ète trois fois cette opération. Ce jtrocédé réussit trê.s-liien, il n’est }»as tro]» dispendieux, car l'alcool ([ui a servi à l'opération peut être, indéliniment enq)]oyé, si l’on a soin de le distiller, cha({uc fois, sur de la potasse.
La magnésie calcinée donne aussi de l)ons résultats. On ])i'end 5 ])arties de magnésie et 80 j)arties d'huile; on agite cimj ou six fois ])ar jour, })endant ([uinze minutes'; au bout de ciu(| ou six jours, on hltiv.
5‘i Pour mn})êcher l'huile d’olive de ranci]', il suffit de verser dans clnu[ue bouteille une certaine ([uantité d'alcool à 80" ou l.K)", de manière à ce ([ue ces litjnides forment une couche de 5 centimètres de liauteur au-dessus de l'huile; on ferme alors le vase i[ui doit être maintenu debout.
liril.MS. — I.H|iioiii‘s laltle.