LA PRINCESSE MATHILDE
S'il faut en croire Viel-Castel {Mémoires y IV, 91, à la date du 21 juin 1857), la princesse Mathilde aurait eu de Nieuwerkerque un fils qu'on aurait proposé au marquis de Bruslard, âgé de 75 ans, bibliothécaire des musées, de reconnaître.
Les curieux (et j'en suis) ont collectionné YAlmanach de Gotha de 1879, parce qu'à la page 17 il annonce que la princesse s'est « remariée, en décembre 187 1, au peintre Paupelin [Angleterre) (sic):^. 14 est bien sûr qu'à cette date la princesse était en Angleterre; elle a fait publier dans le Figaro du 5 janvier 1879 un démenti signé A. Rénal et intitulé VAlmanach Gotha (sic) et Mme la Princesse Mathilde, Tous ceux qui se sont assis à sa table
savent cependant que Popelin (i) est son mari, bien qu'elle ne l'avoue pas.
Claudius-Marcel Popelin, né à Paris, rue Beaurepaire, n<* 22, le 2 novembre 1825, d'Antoine, négociant, et de Philiberte Ducarre, son épouse, a épousé en premières noces à Paris (8« arrondissement) le 15 avril 1858, Marie- Thérèse Anquetil, née à Paris (8*" arrondissement) le I" septembre 1836, morte à Paris, rue de Téhéran, en février 1869.
La princesse Mathilde a été la maîtresse de Maupas et d'Edouard Delessert [Archives de la préfecture de police, 1853-4). Elle a publié Didiy 1876, in-4'*, imp. Claye, 14 pages encadrées de rouge, signé M, rareté bibliographique reproduite dans la Revue rétrospective^ 1885^ II, 241.
(1) « Dans la préface charmante d'un livre malheureusement non mis dans le commerce, M. Giaudius Popelin... a tracé un lidéle tableau des soirées de Saint-Gratien. » (Bergerat, Théophile Gautier, p. 18.)