Mort à rÉlysée dans la nuit du q au 10 février
2. Mort le 1$ avril 1842, prit part à l'échaufFourée de la duchesse de Berry en Vendée (1832). On a dit qu'il était le père de l'enfant née à Blaye : ce n'était toujours pas le comte de Lucchesi-Palli, que la duchesse n'épousa qu'après sa mise en liberté.
Altesse Royale M'"® la duchesse de Berry, âgé de cinquante-quatre ans, demeurant au palais de TÉlysée, témoins de l'épouse. Après quoi, nous Frédéric-Pierre baron Lecordier (i), officier de la Légion d'honneur^ chevalier de Tordre de Saint-Michel, maire du premier arrondissement de Paris, faisant les fonctions d'officier de rétat civil, avons prononcé, au nom de la loi, que lesdits époux sont unis en mariage. Et ont les époux, leurs mères et les témoins signé avec nous, après lecture faite. Signé : le comte de Faucîgny, la comtesse d'Issoudun, Amy Brown, le comte Gaspard de Faucigny-Lucinge,, le comte de Mesnard, Bernard marquis de Sassenay, le vicomte de Seyturier, le comte de Nantouillet et le baron Lecordier. Délivré par nous, greffier en chef du tribunal de première instance de la Seine, comme dépositaire des registres secondes minutes au greffe^
I. Agent de change, mort vers 1838. Il paraît que M. Lecordier avait la spécialité des actes irréguliers, car c'est en qualité de maire du premier arrondissement — il n'était pas alors baron ~ que sous TEmpire il avait fait partie du conseil de famille du comte Léon et signé plusieurs actes où le Code civil est assez mal observé.
séant au Palais de Justice de Paris, ce vingt- huit mai mil huit cent soixante-six, signé : Charpentier. Expédié et collationné, signé : TuRauET. Admis par la commission (loi du 12 février 1872).
Le membre de la commission, signé : Perodeaud. Pour expédition conforme : " Paris, le cinq, novembre mil huit cent quatre-vingt. . Le secrétaire général de la préfecture.
Pour le secrétaire général,
Le conseiller de préfecture délégué, [Signature illisible J
Cet acte, dont les termes avaient été soigneusement pesés d'avance, appelle plusieurs réflexions. Le père de la future y est appelé Charles-Ferdinand, et cependant la future ne s'appelle pas Ferdinand, comme l'exige la loi; on a évité les mots légitime, légitimé, naturel, qui eussent précisé plus qu'on ne voulait; enfin, tandis qu'on produit l'acte de décès du père du futur, on ne produit pas celui du père de la future, comme la loi l'exigo ; on ne
dit même pas quand il est mort, ce qui eut pu être trop clair. II est vraiment étonnant gu'il se soit trouvé un officier de Tétat-civil pour dresser un pareil acte.
D'autre part, si on ouvre la Généalogie de la maison de Faucigny-Lucinge (2^ édition, s. d. [1827], in- 4, p. 86), dont l'auteur n'est autre que le gendre d'Amy Brown, on y lit qu'il « a épousé par contrat signé du Roi, de sa famille et des princes du sang royal de France, le 8 octobre 1823, Très Haute, Très Puissante et Très illustre demoiselle Charlotte- Marie-Augustine, fille reconnue » du duc de Berry et d'Amy Brown, expression bien étrange sous la plume de quelqu'un qui savait la vérité, mais c'était la fable qu'on voulait accréditer, suivant laquelle le duc aurait reconnu ses filles^ mais n'aurait jamais épousé leur mère.
Le 16 juin 1827, Louise-Marie-Charlotte épousa le baron Athanase de Charette, neveu du chef vendéen, plus tard condamné à mort par contumace
pour avoir pris part à TéchaufFourée de la duchesse de Berry en Vendée (i); le mariage religieux fut célébré aux Tuileries; voici Tacte du mariage civil, exactement calqué sur celui de sa sœur, car on ne peut refuser aux légistes,, conseils des Bourbons, d'avoir apporté une grande prudence dans la rédac- 'tion des actes qui voient le jour maintenant :