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bien, sont espieurs et larrons. Les yeux chassieux signifient l’homme addonné à friandise. Ceux qui ont les sourcils fort estendus, sont effeminez. Ceux qui joüent souuent de leurs sourcils, et peu couurans l’œil, tant dessus que dessous sont larrons.
Le front estroit dénoté folie : le long, vn qui apprend aisément : éleué, enflé , et rond, dénoté vn fin et cauteleux, ne voulant entendre la raison. Le ridé, qui a plusieurs ennuis et fâcheries. Le rond, est signe d’vn enuieux et trompeur. Le large, demonstre l’homme libéral.
Les sourcils fort pelus , dénotent vn homme begue, et s’ils sont estendus iusques aux temples, c’est signe d’vn hom.me ord et sale.
La face pleine et bien vnie, dénoté vn plaideur ordinaire et noiseux, qui fait tort à autruy.
La fort maigre est signe d’vn sage : la charnue, demonstre vn qui apprend facilement : la face triste dénoté vn fol.
Les aureilles larges et ouuertes, dénotent l’homme insensé, les grandes et ouuertes outre mesure, signifient vie imprudente et mal aduisée. Les petites vn fol : les quarrées vn sçauant.
Le nez aigu dénoté vn homme qui se courrouce facilement ; le gras et petit, est signe d’vn mal complexionné.
Celuy qui tourne vers la bouche, signifie l’homme honneste, puissant, docile, et qui
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.apprend aisément; le grand dénoté bonté; le petit tromperie ; le camus friandise.
Les narines fermes et dures, dénotent :orce; les rondes crainte; les larges et cestendües çà et là, joyeuseté; les estroites cet rondes signilient l’homme fol.
La bouche large , dénoté vn vaillant cen guerre et hardy ; celle qui est grande .■et OLiuerte, et a la levre supérieure fort .apparente et passante outre celle de des- C50US, signifie vn goulu, meschant, grand parleur , sot et indiscret , messeant et c:ruel.
Les levres petites, tendres et subtiles, dénotent vn homme éloquent.
Les menües, et la bouche petite, vn efféminé; les charnüs vn fol.
Ceux ausquels les dents (comme celles ..les chiens) font éleuer les levres, sont ou-
Icrageux en paroles et infidèles.
Les épaules pendantes sur la poistrine, i.ignifient vn voleur.
Le ventre grand , dénoté vn homme indiscret, niais, glorieux et vaniteux.
Le ventre estroit, auec la poictrine planmreuse, dénoté riiomme entendu, et qui donne bon conseil.
Le dos large, dénoté noblesse et vaillance ; la mediocreté du dos, et de la poicirine, signifie un homme loüable.
Le dos bossu et voûté, est signe d’vn :hiche et auaricieux.
Les bras trop longs, dénotent audace, 'oonté et force.
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Les courts, signifient vn semeur de dissentions, et gaillard.
Les mains courtes , dénotent l’homme grandement gras et robuste ? Si elles sont grasses, et aussi les doigts, c’est signe d'vn larron ; les petites dénotent vn homme fin et cauteleux.
Les pieds charnus, dénotent folie ; les petits et légers, signifient dureté et rudesse.
Le gauion aspre ou la gargote, dénoté vn baueur, vain et inutile.
Le col long et gresle ou délié, dénoté l’homme craintif, et mal complexionné.
Le gros et long, vn furieux, craintif, et opiniastre.
Le moyen,vn docile, robuste et vertueux.
Le gras, signifie gens ignorans, barbares, rustaux, et mal-aisez à contenter.
Le col rude et aspre, dénoté l’homme injurieux : le court vn sot et indiscret.
Le courbé, vn nonchalant et auaricieux.
Le col penchant à destre, dénoté vn homme attrempé et modéré : Et s’il pend du costé gauche, c’est signe d’vn hanteur de tavernes, buveur, et fol.
Le grand estomach dénoté vn homme honorable.
Le large et plantureux, signifie grand cœur et courage, audace et bonté.
Le petit, vn craintif, le charnu vn inhumain et cruel.
Les jambes menues dénotent ignorance, les grosses audace, et force, les larges, la magnanimité, les nerueuses, fermeté.
DU PETIT ALBEKl.
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Les courtes et grasses, cruauté : les bossues et creuses en bas, signifient les homines mauuais : les molles et enfilées, arresvtez.
Le gras et mol de la jambe, s’il est gros 't court, dénoté le talon rude, et les cuisses grasses, demonstrent rage à venir.
Voylà des briel'ues instructions en la ucience de Physionomie, par le moyen desquelles vn chacun peut iuger de l’esprit :;t de l’entendement des hommes : Et certes ie ne doute point qu’Aristote, les Me- ;decins, Valla, et plusieurs autres, n’ayent ïscrit le semblable*. Laquelle chose ne diminué aucunement nostre entreprise et konneur. Nous auons lait ce que nous mons peu, et ce par leur moyen et ayde. ^)ue si par aduenture quelqu’vn nous veut fiasmer , qu’il soit aduerty , que nous i’’auonspas escrit des Commentaires, mais rn Abrégé et petit Traitté : Et ainsi soit la rn.