CHAPITRE VII.I
Des Montagnes des doigs, et premièrement di mont du Poulce , qui est appelé par les ancieni le mont de Véyius.
PRÈS avoir assez parlé des principale^ lignesdela main, maintenant il no fautescriredeslignes particulières
doigts, et de leurs montagnes aussi, et déclarer leurs significations, en y adioustant
I nature des sept Planètes, et comme il est jermis de connoistre entr’eux quelle chose .i)nvient, ou au contraire quelle chose Alise en péril et danger. La montagne du 'roulce, est cette enflure qui passe en la ■aissance de la ligne de Vie, descendant à Restrainte de la main, et est appellée la idontagne de Venus. Laquelle estant douce, uns avoir aucunes rides ou incisions, ou ken peu, et soit de vive ou rouge cou- ;.ur, signifie bonne qualité du corps, et eïmonstre celuy qui a ces signes, estre flmirant les femmes, et qu’il ayme les c;aux habillemens, et les choses qui sont dettes. Aussi quand ladite sœur de la ligne dî Vie est plus longue, sans estre rompüe ucontinent, mais suit tout au long la ligne
tî Vie, cela dénoté richesses perpétuelles. Lielquesfois il y a en ladite enflure quatre d^nes en égal intervalle, esteiidües depuis haut du mont, iusques à la Restrainte, ssquelles promettent richesses et honneurs, '.continent au premier aage.
Neantmoins ie ne dis pas que l’on doive iijouster foy à cet art, en sorte qu’on croye jie par le seul regard de la main, on puisse imnoistre ces choses. Mais il est permis de ;:nser par conjecture. A quoy sert beau- I up de regarder l’homme, et de le conrmpler totalement, afin qu’on voye comme lûtes choses conviennent ét s’accordent utr’ elles, et que par tel ayde il demonstre ncculte nature. de l’homme, et le sort ou vie à venir. ,
Et n’est la nature de l’homme plus considérer en ces choses, qu’en toutes le autres : car cela ne vient pas seulement pa le regard de la main, mais aussi de la con templation de toute la disposition et esta du corps. Parquoy ce que nous avons ex posé d’un seul, pourra estre pour exemph de tous. Davantage, ceux qui ont en h montagne du Poulce plusieurs lignes e fentes, sans ordre ny iuste espace, mais cà et là dispersées diversement, sont meschans, pleins d’amertume, quelquefois noiseux et difficiles à servir. Ils ne se soucient d’aucune science, ny de sçavoir aucuns bons enseignemens, mais ils sont plus capables des autres choses; outre qu’ils inventent soigneusement toutes choses superflues et dissolues. La raison en est, comme il m’est advis ; que la Chiromance et l’Astrologie sont si naïves, qu’elles ne peuvent bonnement estre apprises l’une sans l’autre : comme nous dirons plus amplement.