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2. Il existait donc au moins, à cette époque, un prévôt et des sergents à Marly, pour les seigneurs de ce lieu.

3. Histoire du diocèse de Paris de Tabbé Lebœuf, t. VII, p. 491.

i»2 LES SEIGNEURS DE MARLY.

Vers Tannée 1 249, il confirma de même à ladite abbaye de Port-Royal tout ce qu'elle possédait à Chaigney, Broëssen et autres fiefs.

Le 2 avril 1249, Mathieu de Marly, seigneur de Lay, frère cadet de Bouchard I®"" de Marly, mourut sans laisser de postérité.

La vie de ce seigneur fut assez bien remplie,] et l'on voit qu'il jouissait (quoique cadet de Montmorency) de fiefs et de revenus considérables, de plus il était chevalier de la . suite du roi de France.

En son testament, daté du 14 février 1262, Mabille de Châteaufort est ainsi qualifiée. Nobilis mulier dojiiina Mabillia de Castroforti j^elicta definicti, Matthei de Malliaco^ militis^ domina de Mondrevilla : Noble femme, dame Mabille de Châteaufort, relicte * de défunt Mathieu de Marly, chevalier, dame de Mondreville.

1>^ Guillaume de Marly. Destiné à la prêtrise, il devint par la suite chanoine de Notre-Dame de Paris. Son nom se trouve dans quelques actes et donations religieuses. Il mourut le 28 août 1229 ou 1200 et ses frères, Bouchard et Mathieu, donnèrent à l'église Notre-Dame de Paris cent sols parisis de rente pour célébrer un service anniversaire pour le repos de l'âme de leur frère Guillaume.

Par une charte de l'année i23i, Mathieu de Marly reconnaît que le chapitre de Notre-Dame prenait encore soixante sols parisis de rentes, assignées sur une maison appartenant aux sires de Marly, près Saint-Merry, pour le même anniversaire. Ces soixante sols se rapportaient sans doute à la donation que Guillaume de Marly, n'étant ri

ri I. Relicte veut dire abandonnée ou délaissée et est par conséquent synonyme de veuve.

MATHIEU I«r DE MARLY. izS

encore que sous-diacre en Téglise de Notre-Dame de Paris lit le 29 août 1220, au chapitre de cette église pour Tobituaire de ses frères Bouchard et Mathieu ; et qui se percevait sur unecensive sise près Saint-Merry*.

4° Marguerite de Marly, sœur des précédents, fut mariée à Aymery, vicomte de Narbonne.

En Tannée 1209, cette dame ratifia en faveur de Tabbaye de Port- Royal la donation de quinze livres de rentes faite par son père, sur son fief de Meulan, et celle de dix muids de blé de rentes faite par sa mère, sur le moulin de Galardon.

Au mois de juillet i223, elle donna à la même abbaye une vigne située à Marly au lieu dit la Crote ^ et cent sols de revenus sur Marly au jour de la saint Denis, de plus cent sols de revenus sur Carrières (sous Poissy?), soixante sols de rentes en considération de ce que Alix, sa fille, y avait été reçue religieuse. Elle donna encore à cette abbaye dix livres de rentes sur le clos Mauvoisin en la censive des religieux de Sainte-Geneviève de Paris : En sus de toutes ces donations, l'abbaye de Port- Royal fut encore dotée par cette dame de son revenu de sel qu'elle percevait sur chaque bateau chargé de sel et arrivant à Paris, au port de l'Ecole, près Saint-Germain-l'Auxerrois, depuis le jour de saint André jusqu'à Noël, c'est-à-dire que pendant ces vingt-six jours, ladite abbaye recevait au lieu et place de Marguerite de Marly, tous les droits qui lui étaient attribués sur chaque bateau de sel et dans les conditions précitées. Cette donation fut depuis échangée avec les religieux de l'abbaye de

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