FIEF DE MARLY A CALARDON
Ce fief avait titre de châtellenie. Un sceau de cette châtcllenie est aux archives d'Eure-et-Loir. Il est presque fruste et la croix semble être un pal, mais deux aiglettes sont bien visibles.
Ce fief appartenait, au xv^ siècle, à la famille de Lévis-Florensac. En 1467, il était en la possession de Louis de Crussol de Florensac, qui le vendit à la maison d'Alençon qui, par cette acquisition, le réunit à Galardon.
Le 10 décembre 1488, Philippe l'HeuUier fait hommage au roi pour la terre de Galardon et le fief de Marly, mouvants du comté de Chartres. Le 2 septembre i5i6, le duc d'Alençon rendit hommage au roi pour les mêmez (iefs.
(Archives Nationales. Hommages anciens de France. Communication de M. A. de Dion.)
I. Dans ses épitaphes cette princesse est nommée Alix, dans d'autres "cies elle est nommée Adèle, Adclicie, mais le plus souvent Adélaïde.
NOTE No X
accord' ENTRE PIERRE DE M\RLY ET U'aBBAYE DE SAINT-DENIS
En juin 1234, Pierre de Marly donne des lettres par lesquelles il déclare qu'ayant suscité aux abbé et religieux de Sainl-Denis plusieurs querelles au sujet des prétentions qu'ils avaient sur la rivière de Seine depuis la maladrerie de Chalevanne jusqu'au ru de Chambry, au-dessous de Saint-Germain en Laye, et touchant certain four que lesdits de Saint-Denis avaient à Louveciennes ; enfin, ayant eu communication de la charte donnée en ladite abbaye par Bouchard, son père, et pris avis de ses amis, il a ratifié ladite charte et reconnu, en présence du roi Louis, n'avoir aucun droit ni seigneurie sur ladite rivière, en sorte que s'il arrive que quelque navire ou vaisseau vienne à aborder sur la terre, il ne pourra empêcher les officiers de ladite abbaye de saisir ledit vaisseau et tout ce qui sera dedans pour les forfaits arrivés dans ladite rivière. Et si ledit seigneur de Marly ou ses prédécesseurs ont eu ou prétendu quelques droits sur ladite rivière, il en fait don et transport à ladite abbaye, sauf néanmoins à luy ei à ses successeurs les domaines, fiefs et censives qu'il a dans les îles et gords de ladite rivière ci-après déclarés, savoir : De son domaine, moitié de la haute falaise, sise devant Chatou , le moulin de Mauport et la saussaye proche ledit moulin ; la saussaye de Rupiel, la grande île de la Vieille- Loge, deux arpents de terre sis à la Grande-Loge, l'aire de Chasseraye et l'île de l'Espinasse. Item, les choses mouvantes de son fief, savoir , les îles de la Croix, de Villeri, de la Traverse, du prieur de Croissy, de Richelieu; les rivages de la Longue-Ile, de l'île aux Saux, les rivages vers Croissy, deux gords et trois rames que Robert d'Escnville tient de lui. Item, les choses mouvantes de lui en censive, savoir : l'île Philippe de la Loge, l'île de Ruteri, les trois gords de Philippe et consorts, l'île Thomas de Laistre, l'île de Guillaume le Roy, l'île et gord Adam, Tîle Josset, les rivages d'Epineuse de part et d'autre de la rivière jusqu'au ru de
Chambry. Et pour marquer qu'il a entièrement quiitc et délaisse à ladite abbaye toute la justice et seii^neurie qu'il prétendait sur ladite rivière, et qu'elle appartient auxdits abbé et religieux, il leur a fait restitution d'un livre et d'un pieu qui avaient été trouvés dans ladite rivière et qu'il avait longtemps retenus. Item : Il reconnaît n'avoir aucun droit de faire, par main d'homme ou par artifice, aucuns atterrissements ou îles, ni de les augmenter, ni de faire des cistellas (nasses d'osier). 11 pourra, néanmoins, planter saux dans les terres qui demeureront à sec, attenant lesdites îles. Item. Il ne pourra faire nouvelles rames (avoir d'autres bateaux) autres que celles étant lors en ladite rivière qui sont celles de Raoul Mallard, de Pierre delà Loge, de Thibaut le Jeune, les trois rames de Thibaut le Vieil, celles de Guillaume Mallard, de Philippe de la Loge, les deux rames de Thomas de la Grange, les deux rames de Guibert de la Grange; les deux rames d'Adam de la Grange, les deux rames de Guillaume des Coins, celles d'Anfroy du Pecq et les deux qui appartiennent à deux pêcheurs du Pecq; toutes lesquelles demeureront et pourront être réparées et entretenues 'sans que lesdits seigneurs de Marly ou leurs vassaux les puissent changer de place ni en construire d'autres. Et quant au four ci-dessus mentionné, ledit seigneur de Marly a déclaré, en présence de Sa Majesté qui ni lui ni ses successeurs ne peuvent empêcher que les vassaux de ladite abbaye n'y aillent cuire, pourvu que les banniers du four dudit seigneur n'y soient reçus. Item : Il déclare ne pouvoir empêcher lesdit abbés et couvent de faire forteresse et tout ce qu'ils voudront dans le terroir de Bois-Bérenger (fief à Rueil), et n'avoir aucun droit de chasse, ni autres, dans tout ledit bois et dépendances. Item : Il cède à ladite abbaye la mouvance du fief que tenait de lui Robert de Vignoliis, consistant en dix-sept sols, huit deniers et oboles de cens sur plusieurs terres, vignes et prés sis entre l'étang de Bois-Béranger et le chemin d'Aubeterre, proche Ruelle, et s'oblige lui et ses successeurs à faire rendre à l'abbaye les foi et hommages par les pro[)riétaires desdits fiefs, lesquels payeront à ladite abbaye cinq sols de rachat et cinq sols de service, et demeure obligé à la garantie de tout ce que dessus, et a supplié Sa Majesté d'en vouloir accorder ses lettres de confirmation sous son sçel.
Par cet accord, Pierre de Marly se déclarait l'avoué de l'abbaye de Saint-Denis, sur la rivière de Seine et terminait la lutte qui durait depuis des siècles à ce sujet. Selon son vœu, le roi confirma ces lettres le même jour. Cette confirmation fut suivie de
la ratification de Bouchard de Montmorency, seigneur suzerain et du vidimus de l'évêque de Paris, Guillaume, donnés aussi dans le même mois et an.
(Inventaire des chartes de l'abbaye de Saint-Denis. II, p. i 37, 139. Archives de Seine-et-Oise.)
NOTE No XI
Testament et donations d isabelle de marly
Dans son testament, en date du 29 août 1277, Isabelle de Marly est qualifiée femme de noble homme monseigneur Guy de Lévis, seigneurde Mirepoix. Elle déclare que, saine de corps et d'esprit, après en avoir mûrement délibéré et fait son testament dans lequel ce qu'elle va dire est amplement détaillé, elle donne et assigne à l'abbé et au monastère des Vaux-de-Cernay, cent sols tournois de rente à prendre tous les ans, le jour de Saint-Rémy, sur les revenus et provenances qu'elle a à Ambiainvilliers, payables par ses héritiers ou par ses successeurs, à la charge par lesdits abbé et religieux de célébrer chaque jour, dans l'église de leur monastère, une messe de requiem pour son âme. Elle ajoute que son mari ou ses héritiers pourront, à leur volonté, prendre ladite somme sur le lieu assigné ou sur tout autre à leur convenance, etc. Cet acte original est muni du sceau de cette dame.
NOTE No XII