SÉDENTAIRES
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L’exception du Morbihan est due à ce que les U sujets proviennent tous des arrondissements de l’intérieur, dont l’indice est 84 et au-dessus. Le sont des domestiques de ferme.
rie de différences de nature analogue, mais dont le point de départ est en apparence si insignifiant qu’on ne les aurait guère soupçonnées à priori.
Etablissant ma statistique anthropométrique de l’Hérault sur des bases rigoureuses, je me suis vu forcé de mettre de côté un certain nombre d’observations. Mon unité territoriale étant le canton, et mon principe que l’individu doit être compté, non où il est né mais au canton d’origine des parents, de manière à éliminer les chances de confusion produites par les déplacements contemporains, j’ai dù négliger tous les sujets dont le père et la mère n’étaient pas originaires d’un môme canton. Pour ne point perdre un trop grand nombre d’observations, j’ai jugé utile de faire compte à part des individus issus de parents de cantons différents d’un même arrondissement, pour les ajouter aux cantonaux dans le calcul des moyennes d’arrondissement. De môme je fis une série spéciale d’individus issus de parents nés dans des arrondissements différents, et qui, ne pouvant compter à aucun canton, à aucun arrondissement, pouvaient au moins augmenter le total des observations pour le département.
Quand je voulus ajouter mes intercantonaux aux cantonaux, et obtenir ainsi la moyenne de chaque arrondissement, je constatai que cette dernière était fort au-dessus de la moyenne particulière des intercantonaux. Ce résultat se répéta avec fidélité pour tous les arrondissements, et enfin pour le département. Evidemment il n’était pas fortuit. Je publiai dans mon mémoire Auslese durch den Krieg le résultat brut de ces calculs. On pourra les voir avec tous les détails nécessaires dans mon étude définitive sur l’Hérault ( Matériaux pour la géographie anthropologique du département de t Hérault, Bulletin de la Soc. languedocienne de Géographie, 1804, fasc. 3-4). Ces résultats sont résumés dans le tableau suivant :
SÉLECTION ÉCONOMIQUE
Il suffit de parcourir ce tableau pour se rendre compte que d’une manière constante l’indice céphalique des groupes d’origine exogame est moins élevé. Ici encore la fixité des résultats prend un caractère très suggestif. L’écart se montre dans tous les arrondissements, il existe pour les hommes, pour les femmes, pour les enfants; il persiste entre les toutes petites séries comme entre les grandes. A la série imposante de 77fi cantonaux mâles à 81.5 s’opposent la série déjà grande des 70 intercantonaux à 79.8 et celle des intercantonaux et départementaux réunis, 97 sujets à 79.9. A la petite série de 9 cantonaux femmes, s’opposent les petites séries d’intercanlonaux et de départementaux de même sexe, 78.1 pour la première, 77.5 pour la seconde. De même pour les enfants, d’un côte 23 à 84.7, de l’autre G à 83.1.
Ce n’est pas tout, la longueur maxima du crâne des cantonaux est moindre, avec une différence de 0m.002. Il y a donc un écart môme dans les mesures absolues. La moindre longueur est compensée par un excès de largeur égal : OMoO pour les intercantonaux, 0m. 152 pour les cantonaux. La différence dans l’Hérault porte donc plus sur la forme que sur le volume du crâne, ce qui prouve bien le caractère surtout racial de la sélection qui s’y produit.
Si l’on veut se reporter au mémoire cité, on verra que la différence des moyennes est produite surtout par une proportion anormale de sujets dolichoïdes. Voici le tableau récapitulatif du pourcentage par sériation quinaire des indices.