AVANT-PROPOS
La première communication de MM. Sazerac et Levaditi à l’académie des sciences, sur l’action tréponémicide des sels de bismuth, est vieille de vingt mois. Ce temps, cependant court, à suffi à la diffusion d’une thérapeutique antisyphilitique nouvelle, dont les effets curatifs sont, aujourd’hüi, -universellement admis.
Au cours des deux années d’externat accomplies dans le service de notre maître M. le Dr Milian, médecin de l’hôpital Saint-Louis, nous l’avons vu appliquer à un nombre important de lésions syphilitiques. Après la période de tâtonnements, imposée par la méconnaissance de la toxicité exacte du bismuth, les règles de sa posologie se sont précisées. Nous avons pu ainsi observer, à côté de son action incontestable, les réactions qu’elle était susceptible de déterminer-
Sur les conseils de notre maître, nous avons réuni, dans ce travail, les résultats de nos observations.
La première partie est consacrée à l’étude de l’action des composés bismuthiques sur le tréponème, la syphilis, la séro-réaction et la formule sanguine.
La deuxième partie comprend l’étude des réactions lo-
cales et générales ; douleurs, stomatite, colite, céphalée,
Té
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asthénie, amaigrissement, anémie, fièvre, albuminurie, éruptions cutanées, lésions oculaires.
Dans la troisième et dernière partie, nous essayons de schématiser les directives d’un traitement antisyphilitique mixte et d'indiquer la place du bismuth.
Le choix varié des préparations bismuthiques nous à donné l’idée d'établir un parallèle entre deux sels de propriétés physiques différentes : le tartrobismuthate de sodium et de potassium insoluble (T.B.S.P.) et un éther de bismuth soluble (E.B.).
Qu'il nous soit permis de présenter à notre maître, M. le D' Milian, l'hommage de notre gratitude indéfectible. Nous avons à cœur d'affirmer que nous lui devons le meilleur de nos connaissances cliniques, syphiligraphiques et dermatologiques. Nous nous félicitons d'avoir travaillé sous sa haute direction pendant notre long séjour à l’hôpital Saint-Louis et d’avoir bénéficié de ses leçons magistrales. Notre désir le plus vif est de garder précieusement, l'empreinte de son enseignement si profondément attirant.
Nous tenons également à adresser nos sincères remerciements à M. le D' Girauld, chef Ge laboratoire du service, à qui nous sommes redevable des nombreux examens sérologiques de nos malades. :
Enfin, nous nous faisons un agréable devoir d'exprimer notre affectueuse reconnaissance à nos guides et amis M, Lelong et E. Rivalier, internes des hôpitaux, pour les utiles suggestions qu’ils ont bien voulu nous communiquer. Nous
conservons de leur délicate distinction un souvenir aimable,