SCÈNE VIII HARCLAIR. — FERRUEL
HARCLAIR
Pauvre '^enfant!... Et vraiment, je crois qu'il a du génie.
FERRUEL
Tu viens de lui dire...
HARCLAIR
Qu'il est fort?JQue veux-tu que je lui dise? Je veux le convaincre qu'il est fort.
FERRUEL
Et si cette conviction que tu lui donnes l'entraîne à se fatiguer trop ?
HARCLAIR Et si l'inquiétude le décourage?
FERRUEL Il vivrait peut-être plus paisible.
HARCLAIR Il n'aurait pas de grandes joies.
FERRUEL
C'est sur son travail que tu comptes pour lui donner des joies? '
HARCLAIR Certainement.
FERRUEL
Moi, je ne fais rien. Toi, tu travailles beaucoup. Tu te crois plus heureux que moi?
HARCLAIR
Beaucoup plus, sans aucun doute. Mais c'est un bonheur que tu ne peux reconnaître : tu ne le soupçonnes pas. Pourtant, tu aurais pu... Et c'est pitié de mesurer ce que tu as gâché par ton indifférence.
FERRUEL
C'est pitié de voir ta vie de forçat, passant d'un cours à la composition d'un livre que liront deux cents personnes. Et pour quel résultat? Tout ce labeur ne te permet pas de libérer tes fils des soucis matériels.
HARCLAIR
S*en plaignent-ils? Jean est gai, Daniel est vaillant. Voilà le résultat de mon labeur, et voilà ma joie. Quand je n'aurais fait que cela, je n'aurais pas perdu mon temps. Cela me donne un orgueil que tu ignoreras toujours. Si Jean est crâne et
gourmand d'avenir, comme il convient à son âge, si Daniel, malgré sa faiblesse, est ardent, c'est que j'ai su leur inspirer cette vaillance.
FERRUEL
Ou c'est leur jeunesse qui les trompe. Ce n'est pas toi. Tu te calomnies. A leur âge, nous avions la même candeur.
HARCLAIR
Non. A leur âge, nous étions candides à rebours; nous subissions la littérature qui croyait renouveler le monde et qui l'aurait fait mourir de névrose et de lâcheté, si elle avait duré. A leur âge... Je me rappelle, tiens, je me suis très souvent rappelé... Tu ne t'en souviens pas?...
FERRUEL
Des souvenirs de jeunesse? Non. Jamais. Cela fait mesurer le temps...
HARCLAIR
Je me souviens nettement. C'était un beau dimanche. Le plein été. Nous étions allés dans la forêt, toi, Limai et moi. Tu te rappelles Limai?...
FERRUEL
Vaguement. Il est mort jeune. Et tu vas dire : « Le pauvre garçon! Il était si heureux de vivre, ce beau dimanche ! . . . n
HARCLAIR
Rassure-toi. Je sais qu'il ne faut pas chercher à t'attendrir. Limai, toi et moi, nous étions allés nous promener dans la forêt. C'est donc que nous Taimions, que nous étions sensibles à la splendeur de l'été. C'est donc que nous aimions vivre et respirer...
FERRUEL Je me repens.
Ce jour-là, il faisait vivant, vivant ! Nous éprouvions le besoin de crier, de chanter, pour mieux mêler notre haleine "aux parfums de l'air, au soleil, pour jeter au ciel la certitude de notre présence.
FERRUEL
Tu veux m'humilier.
HARCLAIR
A un certain moment, comme nous nous étions assis au pied d'un tilleul, Limai tira de sa poche un livre, un livre que nous connaissions bien : Les Fleurs du Mal.
FERRUEL
Tu vas démolir Baudelaire ?
HARCLAIR Et il lut le premier poème.
FERRUEL C'est rudement beau :
Lorsque, par un décret des puissances suprêmes, Le poète apparaît en ce monde ennuyé...
HARCLAIR
Sa mère, épouvantée et pleine de blasphèmes. Crispe son poing vers Dieu qui la prend en pitié. . .
Oui, c'est très beau. Mais de ces poèmes et de tous les autres que nous lûmes ce soir-là, j'ai gardé l'effroi, presque la haine.
FERRUEL
Ça ne les empêche pas de rester fort beaux.
HARCLAIR
Nous étions assis sous le grand tilleul. Il régnait partout une joie éperdue. Nous aimions cette joie, puisque, pour la chercher, nous étions venus de loin, puisque, en route, nous nous étions attardés à contempler la chair d'une belle fille dans la lumière ardente, ardente pas plus que nous !
FERRUEL Va, je ne rougis plus.
HARCLAIR
Et nous cessions d'aspirer le parfum de l'air, de braver, de nos yeux jeunes, le soleil, de faire mon-
ter plus haut que la cime des grands arbres nos rêves et nos désirs audacieux. Nous étions courbés sur le livre. Nous n'osions plus être insouciants et puérils, et parler de la belle fille, et nous griser de la beauté clamée, hurlée par la forêt. Nous étions graves, ridiculement! Nous nous appesantissions sur les plus horribles vers, sur ceux qui semblent grouiller ... « Plâtrer artistement le sein qui t'a nourri... », sur tous ceux qui souillent ce que nous étions venus chercher... Toi, — toi, tu as toujours été plus libre des impressions qui troublent — , toi nous t'avons perdu, au retour, aux environs de l'auberge où nous avions admiré le matin la chair jeune...
FERRUEL
Oh!... tu crois?...
Nous sommes rentrés seuls, Limai et moi. C'est un des vilains soirs de ma vie. Mais je crois que de ce soir-là date l'éveil de ma conscience personnelle. Limai parlait des poèmes, avec admiration, en rappelait, d'une voix sourde et triste, des passages désolants. J'écoutais, inquiet, et toujours poursuivi par le parfum du tilleul : Limai en rapportait un bouquet... Tu sais comme les parfums nous rappellent des choses... Depuis lors, chaque fois que je respire celui-là, j'entends des vers de Baudelaire, et je suis pris d'une colère.
FERRUEL Contre Baudelaire ?
HARCLAIR
Non. Contre nous qui l'avions lu sous le tilleul, dans la frénésie de notre jeunesse, dans ce jour d'été.
FERRUEL
Baudelaire ne t'a pas fait grand mal.
HARCLAIR
A moi, non, grâce peut-être au bouquet rapporté par Limai.
FERRUEL
Je crois me rappeler qu'il n'avait pas le sens de l'harmonie...
HARCLAIR
Mais à tant d'autres de notre temps !... Tiens, a toi. Il a fourni des excuses à ta nonchalance. C'est si commode de croire tout le monde odieux.
Mais c'est une catilinaire 1 . . .
HARCLAIR (plus calme)
Tu^s raison. Je m'exalte toujours lorsque je me rappelle cet incident. Il évoque à mes yeux tout le mal fait à notre génération par le pessimisme artiste.
FERRUEL
Cela n'empêche pas les Fleurs du mal d'être un fameux chef-d'œuvre.
HARCLAIR
Justement. C'est pour cela qu'elles m'irritent plus que d'autres livres. Elles inspirent le dégoût ' de la vie, et celui qui les écrivait en jouissait de la vie : il l'employait à se faire immortel !
FERRUEL Il souffrait.
HARCLAIR
Cela donne-t-il le droit de s'appliquer à faire souffrir, à décourager les autres ?
FERRUEL {souriant)
On ne s'applique pas. Rien ne vaut la peine de s'appliquer...
HARCLAIR
Voilà. Tu ris. Tu ris devant les choses redoutables.
FERRUEL {souriant toujours)
Quand je m'afflige, tu me reproches mon pessimisme.
HARCLAIR
Non, tu ne ris même pas. Tu souris! Le rire franc, le rire sonore, le rire sain, c'est encore trop.
C'est en souriant que vous débilitez les énergies, la foi, que vous les détruisez.
FERRUEL La foi ? Tu as la foi, maintenant! Laquelle?
HARCLAIR
Je veux qu'on ait n'importe laquelle. Mais qu'on en ait une ! Qu'elle soit raisonnable ou absurde, que je l'aime ou que je la déteste. Cela m'est égal! Mais qu'on regarde un but, et qu'on marche vers ce but, avec le courage de sacrifier quelque chose pour l'atteindre.
FERRUEL
Et s'il n'est qu'une illusion?
HARCLAIR
Eh bien ! on aura marché. En chemin, on aura toujours rencontré quelque joie. Sur toutes les routes il y a de l'air et des heures de soleil. Et puis on en aura entraîné d'autres à marcher également. Et il s'en trouvera toujours dont l'effort aura été utile.
FERRUEL {nonchalamment)
Utile à qui?
A tout le monde.
FERRUEÏ<
Mais voilà : toi tu trouves que tout le monde vaut une peine. Moi, je ne trouve pas.
HARCLAIR Tu es odieux.
FERRUEL
Tu es touchant. Mon pauvre ami, tout le monde t'intéresse parce que, au fond, tu n'as jamais regardé.
HARCLAIR
J'ai regardé jusque dans les bas-fonds. Toi, tu ne connais qu'un groupe restreint de jouisseurs, d'entre les pires, de ceux qui jouissent des mots.
. FERRUEL
Tu as vu beaucoup de visages. Mais en tous tu t'es miré. Et tu n'as jamais voulu voir que tes frères ne te ressemblent pas. Tu ne vois rien autour de toi, rien que bonté, et clarté, et douceur. Le mal te menacerait de tout près, tu ne l'apercevrais pas encore. Tu t'aveugles...
HARCLAIR (énervé) Tu crois.
FERRUEL
J'en suis sûr. Tu es désarmant...
HARCLAIR (violent, frappant la table) Assez ! tu te moques de moi.
FERRUEL Tu te mets en colère?
HARCLAIR
Tu te moques de moi! Tu penses... {s'avançant, menaçant, vers Ferruel) je sais à quoi tu penses.
FERRUEL Que te prend-il]?
HARCLAIR
J'entends les sous-entendus derrière tes mots odieux. Ah ! tu me crois aveugle ! Tu te trompes, Ferruel. Parfois j'hésite longtemps à en croire mes yeux. Mais je vois. Je ne suis pas un naïf... Je ne suis pas ridicule... [Un silence) Tu as compris?
FERRUEL (se levant) • Quoi ?
HARCLAIR (les poings serrés)
Tu as compris? Tu te troubles. Je vois que tu comprends.
FERRUEL
Tu...
5o PREMIER ACTE
HARCLAIR
Mais tu hésites... Tu ne comprends pas tout à fait. Tu te dis que si j'avais va, j'aurais rugi, j'aurais frappé, j'aurais puni... Je sais, je sais que tu m'as abominablement trahi.
FERRUEL Et tu n'as pas...
HARCLAIR
Et je n'ai rien dit. Oh ! je ne sais pas depuis longtemps. Il était trop tard pour agir comme il aurait fallu, pour châtier. Pourtant, il faut que j'étouffe tes mots cyniques!
FERRUEL Tu sais, du moins, que nous avons nous-mêmes. . .
HARCLAIR
Je sais que c'est fini. C'est même ce qui m'a fait voir clair.
FERRUEL Ecoute. . .
. HARCLAIR
Non. Ecoute, toi. Et tais toi. (Menaçant) Ah! tais-toi. Ecoute. Je m'étais promis de demeurer silencieux, de vous laisser ignorer toujours que j'avais découvert... Ton sourire exaspérant, tes
PREMIER ACTE 5i
paroles impudentes m'ont fait perdre un moment mon sang-froid. Heureusement, je garde la force de me maitàser encore. Il ne faut pas» que soit détruit ce que je suis parvenu — à quel prix! — à préserver jusqu'à présent.
FERRUEL Je voudrais...
Mais tais-toi ! Tais toi ! Et surtout garde-toi de sourire, de ton sourire hideux qui me donne la tentation de... {Un silence, Oui, un jour, il y a quatre ou cinq ans, je me Suis aperçu d'un étrange, d'un inexplicable changement dans ton attitude devant ma femme, et dans la sienne. Il s'était établi, depuis très longtemps, entre vous, une familiarité qui ne m'avait jamais choqué parce qu'elle était venue insensiblement, parce que nous étions, toi et moi, si étroitement liés... Et puis, parce que l'idée ne me serait pas venue, non, d'une pareille ignominie.
FERRUEL Il faut que tu saches...
HARCLAIR, violent.
Tais-toi. Je ne te demande rien... Un jour, brusquement, cette familiarité a cessé. J'ai senti entre vous une contrainte. C'est seulement alors
5i PREMIER ACTE
que la camaraderie d'avant m'a paru excessive. J'ai observé. Et moi, le naïf, moi l'aveugle, j'ai vu. J'ai senti du mystère dans vos lourds silences et vos paroles mesurées. J'ai surpris vos conversations quand vous vous croyiez seuls. Et j'ai su. Je sais depuis quatre ans.
FERRUEL Depuis quatre ans !
HARCLAIR Oui.
FERRUEL Comment as-tu pu?...
HARCLAIR
Ne pas agir comme agissent les maris outragés, les amis trahis, les malheureux à qui l'on vole leur bonheur? Comment j'ai pu cacher ma souffrance et ma colère, ne pas les cracher à la face des deux voleurs? Cela paraît extraordinaire, n'est-ce pas, à ton instinct déchaîné? Eh ! bien, voici. J'ai été un peu aidé, dans mes efforts douloureux, par les circonstances. Je me suis tu, d'abord, parce que je devais vous épier encore, savoir quelque chose, absolument, éclaircir un doute qui me torturait... Daniel ..Je vous ai écoutés souvent ; et de vos propos, de rapprochements de dates, de déductions.
j'ai pu enfin conclure que votre crime avait commencé après ton retour de Davos, après sa naissance. J'ai éprouvé alors un soulagement qui vous a sauvés. L'attente m'avait épargné l'action violente, instinctive. Je nai pas touché au revolver que, pendant des mois, j'avais porté...
FERRUEL Laisse-moi te dire...
HARCLAIR
Tais-toi. Je dois t'expliquer jusqu'au bout. Je ne veux pas que tu me prennes pour un homme faible, qui aurait bénévolement accepté. Il faut que tu saches pourquoi je n'ai rien dit, pourquoi je t'ai laissé revenir dans cette maison, et pourquoi, oui, pourquoi tu devras y revenir encore.
FERRUEL
Encore ! C'est impossible maintenant. Ce serait un intolérable supplice.
HARCLAIR
Que j'endure depuis quatre ans, et que tu accepteras à ton tour. Tu apprendras enfin ce qu'il faut savoir faire pour le bonheur des autres, et ce que signifie la foi que tu railles. Tu reviendras ici, et tu te tairas, comme je me suis tu ; tu ne diras rien à ma femme : elle ne doit pas se douter...
FERRUEL Tu lui as pardonné?
HARCLAIR
Sa trahison! Avec toi! Il ne s'agit pas de cela- J'ai compris que je n'avais pas le droit de n'écouter que ma souffrance. Ah! si j'avais su plus tôt, quand je n'avais pas l'âge où la jalousie devient ridicule, surtout quand les enfants étaient petits ! Mais j'avais près de soixante ans. Jean en avait vingt, Daniel seize. Et il y avait Françoise qui était presque ma fille. Agir, c'était souiller ceux qui, pour eux, étaient l'exemple^ c'était abîmer la fraîcheur de leur âme. altérer tout l'avenir. Il fallait, pour eux, maintenir le foyer, ne rien montrer, se taire implacablement, car même te chasser, toi seul, c'était tout dire ou tout laisser deviner. J'ai condamné mes lèvres et mon cœur. J'ai noué solidement mes nerfs. Cela faisait mal souvent, et j'avais la tensation de hurler. Je me suis tu, pour les enfants. Quelquefois aussi, en donnant mon cours, une amertume alourdissait mes mots, et j'étais sur le point de nier tout, comme toi, et de crier à mes auditeurs que mes phrases confiantes mentaient, et que la vie n'était pas bonne. Je me suis maîtrisé encore, comme devant les miens. Ce n'était pas la vie, c'était ma vie qui n'était pas bonne, ma vie seulement, ma pauvre vie saccagée... Je n'avais pas le droit de me venger sur d'autres, de leur enlever le courage et la foi, et
Tespoir. Mais ce que je ne puis plus tolérer, c'est ton pessimisme, à toi, et ton rire de sceptique! Ils me paraissent insultants ; il me semble que tu me regardes, avec...
C'est moi que je regarde. Comment veux-tu que je croie en quelque chose, en quelqu'un? Puis.|ue tu nous as écoutés, puisque tu pous as entendus, tu sais... que tout est fini, que nous avons eu honte, un jour. Nous avons échappé au vertige. Depuis lors, comment pourrais-je penser à moimême, sans rire de l'humanité? J'étais ton ami, ton ami de jeunesse... Je t'aimais...
HARCLAIR Ah! oui...
FERRUEL
Çt je savais que tu m'aimais, toi, que tu croyais en moi. Malgré cela... Et tu voudrais que je ne raille point lorsque tu parles de la noblesse humaine que je sais incapable de résister à un mouvement de l'instinct, prête à toutes les abdications, à toutes les lâchetés? Et ta femme, qui t'aimait, elle aussi...
HARCLAIR
Tais-toi donc !
FERRUEL
Puisqu'elle s'est ressaisie, puisqu'elle pleure sur le passé sans qu'aucune menace l'ait inquiétée.
C'est ce qu'il y a de lamentable et de décourageant ; nous connaissions tous deux les sentiments qui doivent défendre ; et nos instincts leur ont imposé silence. Va, j'ai raison de rire de l'humanité que je représente...
HARCLAIR
Tu la regardes en toi seul. Mais j'en suis aussi, moi.
FERRUEL Je me le demande.
{Un silence).
HARCLAIR
Donc, nous n'avons plus rien de commun, sinon un devoir, un devoir que tu rempliras strictement.
FERRUEL Dis.
HARCLAIR
Tu ne diras rien, absolument rien...
FERRUEL A... à elle?...
HARCLAIR
A elle, oui. Il faut que cette maison demeure paisible, pour les enfants. En dehors d'eux, tout m'est indifférent.
FERRUEL
Je ne dirai rien.
PREMIER ACTE Sy
HARCLAIR
Il faut que Louise n'ait même point un doute, que les enfants n'aient pas un étonnement. Donc, tu reviendras ici.
FERRUEL
Cela n'est plus possible. Tu veux m'imposer cette souffrance, devant toi, devant elle!
HARCLAIR
Je subis bien celle de te parler comme à un ami, au lieu de t'étrangler; celle de ne pas lui crier, à elle, mon mépris ; celle de ne pas tout détruire ! Tu reviendras ici. Et tu seras tel que tu étais hier, avec le cynisme de ton sourire. Oui, je supporterai même cela. Il faut qu'il n'y ait rien de changé, rien, que nous souffrions tout seuls, toi qui le mérites, et moi qui ne le mérite pas.
FERRUEL Je ne pourrai pas.
HARCLAIR (menaçant) Ah ! tu feras, tu feras ce que j'exige, sinon...