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LES ORGANES DE CORTI

gées dans le sens longitudinal. L'arc de Corti ade est aussi représenté dressé perpendiculairement à la membrane basilaire o. Les parois de la membrane sont immédiatement recouvertes par des cellules épithéliales rondes n.

Regardés par la face supérieure les organes de Corti et les tissus avoisinants présentent une structure particulière qui rappelle vivement l'intérieur d'un piano. Sur la figure 76 nous

voyons en bac le bâtonnet ou fibre interne de Corti, en e la fibre externe, en i leur prolongement sur la membrane basilaire. En f se trouve le point le plus élevé de l'arc où se trouve le petit bâtonnet horizontal et terminal. Le contenu cellulaire du canal s'attache à ces bâtonnets à la façon d'une membrane et

Fiîï. 76.

Fig. 77.

montre une structure très-régulière que nous voyons sur la figure 76 dépouillée des fibres de Corti. Nous y remarquons une triple série de perforations mn o (fig. 76) et, entre elles, des organes intermédiaires régulièrement disposés que l'on distingue en internes l et en externes V et finalement des pièces terminales quadrilatères p q.

Le tout nous fait certainement l'effet d'un instrument construit avec une grande délicatesse et une grande régularité , et dans lequel les parties agencées entre elles ont été chacune soumises à une mensuration très-exacte. L'on voit en effet que

les arcs de Corti ne sont pas tous égaux entre eux mais que, de la base au sommet du limaçon, ces organes augmentent en largueur et diminuent au contraire en hauteur, c'est-à-dire que les fibres plus courtes de la base sont plus escarpées dans le sens de la hauteur comme le montre la figure 77 {en b) tandis que vers le sommet du limaçon elles sont plus allongées et ont par conséquent une hauteur moindre et sous-tendent un plus grand espace. La transition entre ces deux extrêmes se fait évidemment très-graduellement vu le grand nombre d'arcs. On ne peut pas se défendre de l'idée que le grand nombre des arcs de Corti est destiné à faire parvenir à notre sens auditif, des tons de hauteur différente. En outre, la largeur de la membrane basilaire n'est point partout la même, elle augmente au contraire continuellement depuis la base du limaçon jusqu'au sommet et plus rapidement môme que l'intervalle entre les arcs de Corti.

Avant d'examiner les fonctions des organes de Corti retournons encore une fois au transport du son que l'onde sonore a amené au labyrinthe. Nous avons quitté cette onde à la fenêtre ovale où elle est parvenue par l'entremise des vibrations de l'étrier. La membrane de la fenêtre ovale exécute par conséquent des vibrations transversales et met en mouvement le liquide labyrinthique. Il est évident que si le liquide labyrinthique est poussé à l'intérieur il faut qu'il exerce une pression vers l'extérieur dans un autre point de l'organe, puisque les liquides ne sont point compressibles. C'est évidemment à ce but que sert la fenêtre ronde. Dès que l'étrier forme des vibrations dirigées du côté interne, la membrane de la fenêtre ronde se courbe vers l'extérieur et offre une issue au liquide labyrinthique. Si la fenêtre ronde n'existait pas, l'étrier ne pourrait exécuter que de très-petites vibrations. La fenêtre ronde joue donc, à l'égard de la fenêtre ovale, le rôle de contre-ouverture.

Il se forme donc dans le liquide labyrinthique des ondes liquides produites par les secousses de l'étrier et ces ondes se propagent dans toutes les parties du labyrinthe. L'onde liquide part de la fenêtre ovale, et comme la fenêtre ovale con-

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