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REPRODUCTION DES TIMBRES

plaques de zinc sont attirées par l'électro-aimant, et que le petit crochet de platine est soulevé et sort du mercure. Le diapason fait un mouvement en sens contraire, rétablit le courant, est de nouveau attiré et se met finalement en vibration continue.

Mais le courant du diapason moteur passe encore à travers l'électro-aimant du diapason B qui fournit le ton fondamental et force ce diapason à vibrer en môme temps . Le courant passe

Fig. 89.

aussi à travers l'aimant du diapason b, qui est lui-même mis en vibration, parce qu'il reçoit un choc magnétique après deux vibrations. Les deux diapasons B et b donnent un timbre semblable à U, dès que l'on ouvre les clapets de leurs résonnateurs. Par la disposition que nous venons de décrire, le commencement de la montée du ton fondamental B, et celle du ton harmonique b correspondent exactement, car au moment où B reçoit un choc magnétique, b en reçoit aussi un dans la même direction. Mais lorsqu'on rétrécit un peu l'ouverture du résonnateur du diapason 5, le commencement de la phase est

retardé, comme Helmholtz l'a prouvé par le calcul, et il se forme un recul de la courbe du ton harmonique sur celle du ton fondamental. Malgré cela le timbre des deux tons associés reste le même, n'importe de quelle façon les convexités et les concavités des deux courbes soient disposées entre elles par rapport au temps.

Que ressort-il de ce fait important?

Nous pouvons en conclure que notre oreille ne perçoit point la forme différente des ondes sonores comme un tout, mais qu'elle les décompose en leurs éléments. Cette décomposition se fera toujours de la même façon, quelle que soit la manière dont les phases des deux tons soient disposées entre elles. Le résultat consistera donc en une irritation de deux voies nerveuses différentes, qui restent dans tous les cas les mômes, et qui produisent par conséquent, toujours la même sensation acoustique. ,

La perception d'un timbre consiste donc en ce que à l'irritation produite par le ton fondar)iental sur une fibre nerveuse spéciale vient s'ajouter une irritation plus ou moins faible d'autres fibres nerveuses déterminées, dont les extrémités sont excitées par les tons harmoniques.

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