I-ig. XVI
Traces laisM^^es mu une plaque photographique par les décharges d'une électrode négative en haut et d'une électrode positive en bas.
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On voit qu'il n'y a pas encore de lois à tirer de ces phénomènes divers, dont le mode de production est, du reste, insuffisamment décrit et qu'il y aurait certainement grand intérêt à reproduire.
On connaît les expériences faites successivement par MM. Tyndall, Kastner, Bouty, etc., relativement à l'action des vibrations sonores sur les llammes. Je crois que, soit en France, soit en Angleterre, on en a tente de plus délicates encore sur des corps très légers, suspendus en l'air, tels que des bulles de savon ou de la fumée de cigare, mais j'ignore quels sont les résultats obtenus.
On trouve déjà, dans ce qui précède, la mise en évidence i l'illustration, comme disent les Anglais) de la variété infinie des vibrations dont peuvent être animées les particules de la matière quand elles sont gênées, d'une façon ou de l'autre, dans leurs mouvements, et on ne peut pas ne pas être frappé de la tendance qu'ont ces vibrations à reproduire les formes que nous trouvons réalisées dans les végétaux et les animaux inférieurs, comme si elles avaient orienté les molécules matérielles au moment où elles se formaient et étaient encore semi-fluides. Cette remarque avait déjà été faite à propos des figures produites par .M. Trouvelot, en faisant éclater des étincelles électriques directement sur une plaque de verre recouverte de gélatino-bromure, l'étincelle positive donnant des impressions en forme de racines, et l'étincelle négative des impressions en forme de feuilles de palmier '.
' Voici le procédé, encore inédit, à l'aide duquel on a produit la curieuse planche de la page ci-contre:
Un condensateur, formé d'un .simple carton avec une feuille d'clain collée dessus, est placé sur une table sur laquelle il repose par le côté carton. On met sur la feuille d'étain une plaque photographique de manière que le côté verre soit sur le métal et, par suite, que la couche sensible soit tournée en dessus. Enfin, un fil conducteur venant de terre est relié à la feuille d'étain. On amène alors l'électrode positive et l'électrode négative provenant d'une grande bobine Ruhmkorff, en contact très léger avec la couche sensible de la plaque de verre et à une distance de vingt centimètres l'une de l'autre. La double décharge qui se produit détermine sur la plaque les formes caractéristiques des deux électricités qui s'unissent au milieu. L'opération doit, naturellement , se faire dans la plus complète obscurité. On développe ensuite la plaque, avec lenteur, parles procédés ordinaires.