‹ Les septembriseursChapitre 112 sur 300 · SCENE YIL · texte numérisé non relu

SCENE YIL

(Les portes du jardin s'ouvrent avec fracas, et l'on voit paraître une douzaine d'égorgeurs coiffés de bonnets rouges, le sabre à la main , et la ceinture garnie de pistolets.)

l'archevêque d'arles.

Voilà les bourreaux! Notre tâche est accomplie, messieurs. Remercions Dieu de ce qu'il nous

l, i46 LES CARMES.

appelle à sceller de notre sang la foi que nous professons ; demandons-lui la grâce que nous ne saurions obtenir par nos propres mérites , celle de la persévérance finale.

UN ÉGORGEUR, criant de l'entrée du jardin.

Les Yoilà entassés là-bas dans le coin. Retou , passe par-ici ^ moi , je vais les tourner de ce côté.

DUCHESNE y apercevant un prêtre à quelques pas de lui.

Vois-tu celui-là qui dit son bréviaire ? Il se promène tranquillement comme si de rien n'était. Il ne nous a pas vus entrer. Je vais le surprendre. . .

(Il court vers le prêtre en marchant sur la pointe du pied , et s'arrête derrière lui.)

GARDEMBAS.

Tape y tape donc !

DUCHESNE

Qu'est-ce que tu fais-là, brigand? (il lui fend la

tête d'un coup de sabre.)

Page 1