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BECQUEREL

Oui , monseigneur; avec ce bonnetrouge et cette carmagnole vous m'avez pris pour un patriote. Je vous apporte des habits sous lesquels vous pourrez sortir d'ici : entrez dans cette chapelle, les gardes ne vous verront pas.

i64 LES CARMES.

l'évêque de saintes.

Mon ami^ jesuis touché de votre dévouement j mais je ne puis en profiter.

^ becquerel.

Il y va de votre vie^ monseigneur^ ils vont vous égorger.

l'évêque de saintes.

Je le sais. Si mon frërc avait pu m'accompagner... mais voyez-le...! Hâtez-vous de sortir d'ici, vous vous exposeriez inutilement : je ne quitterai pas mon frère.

becquerel.

Mais y monseigneur. . .

l'évêque de saintes.

Adieu, mon ami. (il s'éloigne, le valet de chambre sort de le-

glise.) Mon frère, vous souffrez beaucoup. Quelle barbarie! S'ils veulent nous massacrer pourquoi nous torturer d'avance. 0 mon Dieu! (ii se jette à genoux , la lête appuyée contre l'autel; puis, se relevant lout-à-coup du haut des marches de l'autel et d'un air inspiré , il sécrie : j PretreS

du Seigneur, elle a sonné , l'heure de la félicité éternelle. Je vois dans les cieux entr'ouverts notre Seigneur J.-C. qui vous attend sur son trône , et les intelligences sacrées qui préparent vos couronnes. Quittons la terre, ô mon ameî quittons

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