‹ Les septembriseursChapitre 139 sur 300 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

{ La scène représente une vaste salle où sont réunies plusieurs

ûlles publiques. Dans le fond, mademoiselle de M pleure, la tète

cachée dans ses mains. De l'autre côté, madame Desrues est assise dans Fattilude de l'accablement et de la résignation. Sur le devant de la scène, on voit quelques tables malpropres autour desquelles sont placées dps filles publiques.

VICTOIRE

Trèfle !

MODESTE

En voilà.-

VICTOIRE

Carreau !

MODESTE

Je coupe, et trois atouts ; ça me fait gagné. C'est toi qui paies la goutte.

VICTOIRE

Laisse-moi donc tranquille , j'ai pas de bonheur^

i86 LA SALPÉTRIÉRE.

Tu es bien sure que je vas perdre à tout coup : j'ai

rêvé de mort toute la nuit.

MODESTE

Tiens! c'est tout comme moi; ça n'empêche pas

(elle boit un verre d'eau-de-vie) que tU la paies! Ah! ça

rafraîchit. A qui à faire? à toi, (a Aspasie.) Dis donc, Aspasie , c'est-il vrai que la grande Aiexandrine son frëre lui a envoyé un louis d'or à ce matin?

AGLAÉ

Bah! c'est vrai?

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