‹ Les septembriseursChapitre 150 sur 300 · BILLAUD - VARENNES , MAILLARD, HEJNRIOT · texte numérisé non relu

BILLAUD - VARENNES , MAILLARD, HEJNRIOT

BILLAUD- VARENNES

Fut-elle interrogée ?

HENRIOT

Certainement^ mais, à Finsonciance de ses réponses, on voyait qu'elle se doutait de la sauce.

MAILLARD

Ça n'est pas étonnant , ou bien il eût fallu qu'elle ftit sourde et aveugle j car pendant tout son interrogatoire on entendait les cris du peuple qui demandait sa tête.

BILLAUD- VARENNES

Quelle explication a-t-elle donnée de ses rapports avec la reine ?

198 BICETRE.

MAILLARD

Aucune ; elle s'est intitulée seulement surintendante de sa maison. Lorsque je lui ai dit de jurer liberté, égalité, elle n'a fait aucune difficulté; mais quand je lui ai demandé de jurer aussi haine au roi et à la reine . elle n'a pas voulu : on a eu beau l'effrayer, elle a tenu bon; j'ai trouvé cela bien de sa part.

As-tu vu son corps, comme il était blanc?

MAILLARD

Je n'ai pas bien pu en juger : quand je suis passé elle était dans le ruisseau et toute saignante.

HENRIOT

Oui, mais je l'ai fait laver à deux ou trois reprises. Oh 1 tu ne te figures pas, elle était superbe î

BILL AUD-VARENNES

Ils ont porté sa tête au bout d'une pique dans tout Paris; ils Tout fait baiser à la mëre-abbesse de Saint-Antoine; ils l'ont présentée aussi au Palais- Royal. D'Orléans, qui était à table dans ce moment, s'est levé de suite avec tout son monde , et a salué le peuple d'un air gracieux.

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