SCÈNE 111. a8i
UN DOMESTIQUE
Mademoiselle a sonné?
Demain^ vous vous tiendrez prêta m'accompagner. J'ai à sortir dès le matin.
LE DOMESTIQUE
Cela suffit , mademoiselle. C'est sûrement encore pour aller chez des pauvres ?
CHARLOTTE CORDAY
Non ; laissez-moi...
LE DOMESTIQUE
J'ai bien l'honneur de vous souhaiter le bonsoir et une bonne nuit, mademoiselle, (iiferme la porte.)
CHARLOTTE CORDAY seule.
Sans doute, Marat doit venir chez le ministre... Cette ame basse et vénale doit mendier sans cesse. C'est là que je le frapperai... Oui... si je peux obtenir de M. Barbaroux une lettre pour le ministre... si je puis pénétrer dans ses salons.
(Elle se met à genoux courbée sur uu fauteuil, et la tête appuyée dans ses mains. Après une longue méditation , elle se relève , se déshabille avec tranquillité , et s'endort.)