SCENE VIII
LES PRÉCÉDENTS. M. DUPERRET entre.
C'est probablement au citoyen Duperret que j'ai l'honneur de parler ?
MADEMOISELLE DUPERRET
Oui, mademoiselle, c'est mon père.
* M. DUPERRET
Que désirez-vous , mademoiselle ?
CHARLOTTE CORDAY , lui remettant un paquet de lettres.
Ces lettres, monsieur, vous feront connaître mon nom et le but de ma visite.
DUPERRET, brisant le cachet.
Ah ! c'est de mon ami Barbaroux. Eh bien, que font-ils là-bas? viennent-ils bientôt nous délivrer de Finfâme tyrannie des anarchistes?
CHARLOTTE CORDAY
Ils prêchent la liberté. On espère qu'elle trouvera des vengeurs.
M. DUPERRET
Ah ! mademoiselle , Dieu vous entende ! mais ça va bien mal.
(Pendant qn'il lit les lettres, mademoiselle Corday s'entretient avec sa fille.) CHARLOTTE CORDAY.
Pensez- vous, monsieur, pouvoir m'accorder ce que M. Barbaroux vous demande.
M. DUPERRET
Sans doute, mademoiselle, je le ferai avec plaisir , mais pas dans ce moment • car ma fille a pu vous dire que j'avais quelques personnes à dîner.
CHARLOTTE CORDAY
Alors, monsieur, oserai -je vous prier de vouloir bien passer chez moi demain, dans la matinée.
M. DUPERRET
Très - volontiers : j'aurai cet honneur. Votre adresse —