‹ Les septembriseursChapitre 242 sur 300 · LA MÈRE · texte numérisé non relu

LA MÈRE

Tout à l'heure, mon ami , tu vas la voir sortir.

(On entend sonner l'horloge de la Conciergerie. Rumeur dans le peuple. Les chevaux des gendarmes s'agilenl.)

UNE FEMME

Ne poussez donc pas si fort : est-ce que vous voulez nous écraser?

UN HOMME

Tiens, est-ce que c'est de ma faute, moi ? on me pousse.

UN GENDARME

Retirez-vous de là. En arrière !

{La porte s'ouvre. On aperçoit, dans le fond du guichet, Charlotte Corday, à laquelle le bourreau est occupé de lier les mains derrière le dos. Un jeune homme en habit noir est placé près d'elle. Elle lui adresse la parole.)

CHARLOTTE CORDAY

Monsieur Chauveau-Lagarde , je vous ai fait demander afin de vous remercier avant de mourir. Vous m'avez défendue d'une manière délicate et généreuse, c'était la seule qui pût me convenir.

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