‹ Les septembriseursChapitre 270 sur 300 · FOUQUIER-T AIN VILLE · texte numérisé non relu

FOUQUIER-T AIN VILLE

Tandis que Camille insulte à la justice^ j'apprends^ par une lettre^ que sa femme répand des assignats

dans le peuple pour le soulever en faveur des

accusés.

CAMILLE-DESMOULINS

Courage ! tu veux égorger ma femme aussi ? La délibération est inutile j qu'on nous mène à Féchafaud.

HERMANN

Vous insultez le tribunal.

CAMILLE-DESMOULINS

Qu'on nous mène à Féchafaud, nous avons assez vécu pour la gloire ! Oh ! les scélérats^ aussi bêtes que cruels ! (il s'agite sur son banc.) Fouquier ! tigre

sot; ( Il met du papier dans sa bouche, le mâche, en fait une boulette qu'il lance sur Fouquier. ) Manqué FaCCUSateur ! (il fait encore une boulette , la lance sur Hermann.) Oh! le président y sur Fœil ! (n rit aux éclats.)

HERMANN

Gendarme , veillez sur l'accusé Camille.

LE GENDARME , à Camille.

Allons, citoyen, pas de gestes, tu te ferais avoir des raisons : tu vois bien , mon vieux , que c'est pas la faute des juges j on leur zy a donné la consigne de te condamner.

CAMILLE-DESMOULINS, à Hermann.

Mon gendarme a plus d'esprit que toi. ( Avec

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