‹ Les septembriseursChapitre 283 sur 300 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

(LES COULISSES DE L'OPÉRA. On prépare une fête nationale en l'honneur de deux enfants, Barra et Viala, morts en défendant la républi(pie.

DAVID, MÉHUL, GARDEL, acteurs, actrices,

DANSEURS, danseuses, MACHINISTES.

MÉHUL

Tu diras ce que tu voudras , cette loi de prairial est atroce , elle met la France entière sous le couteau de la guillotine.

GARDE Lj faisant une pirouette.

C'est une loi draconnienne.

MÉHUL

Je viens de rencontrer les charettes qui partaient pour Téchafaud j comment! soixante victimes en un jour!

GARDEL y faisant uu pas de bourré.

Soixante personnes condamnées en deux heures î lis ont plutôt fait tomber une tête qu'on n'a fait un pas de bourré.

DAVID

Vous autres artistes vous ne comprenez rien à la politique. (Aux actrices.) Voyons^ mesdames, à nos places. Allons^ les chœurs^ placez-vous derrière les élèves de Marsj les danseuses sur le devant.

GARDEL

Je suis indigné contre Roberspierre. Non^ c'est fini, l'on ne dansera plus le ballet de l'Etre suprême y quand on devrait me couper les jambes !

DAVID

Quand vous entendrez la décharge d'artillerie , vous commencerez les chants. Y êtes -vous, Méhul ?

MÉHUL

Oui , je vous attends.

Page 1