SCENE IV
DAVID
Très-bien ! On répand des cyprès : on crie trois fois : ils sont immortels^ et les danseuses répandent des fleurs sur les urnes ^ d\in pas joyeux.
GARDEL
Ah ! pour cela ^ c'est différent î Un pas joyeux est plus facile qu'un pas lacrymatoire. Allons mes enfants ! Les sept danseuses de droite^ deux glissades et un assemblé : les deux premières de gauche, une pirouette^ encore une! encore une! bien ^ très-bien î La grande ronde !
(Toutes les danseuses sont en mouvement. Les élèves de la patrie exécutent des danses guerrières. Les vieillards et les matrones sont rangés des deux côtés du théâtre. Fifres , trompettes , violons , cymbales et tambours. David, placé sur le devant du théâtre, contemple avec satisfaction le bel effet de sa fête.)
MÉHUL. entrant sur le théâtre d'un air effaré.
Eh bien ^ eh bien ^ David ;, tu ne sais pas la nouvelle? (a l'orchestre.) Chut! chutî silence! silence donc !
(La musique et les danses cessent.) DAVID, GARDÈL, DANSEURS ET CHANTEURS.
Qu'est-ce donc ? qu'est-ce donc ?
(Tout l'opéra entoure David cl IMélui!.)
MÉHUL
Roberspierre est décrété , on vient de le conduire en prison.
GARDEL^ faisant un entrechat.
Vive la liberté î j'en suis bien aise ; il faut aller voir ça.