‹ Les Septicémies à Streptobacillus moniliformisChapitre 60 sur 95 · NEGATIVE · texte numérisé non relu

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Observation de Scharles et Seastone.

Type fébrile intermittent.

xième et troisième poussées fébriles surviennent respectivement le cinquième et le dixième jour de la maladie, et sont séparées par quarante-huit heures d’apyréxie. Dans le cas rapporté par SCHARLES et SEASTONE, la troisième poussée

fébrile est plus tardive : elle apparaît le treizième jour et est séparée de la précédente par un intervalle de cinq jours.

Ce dernier type fébrile est intéressant à connaître, car une telle courbe de température survenant après une morsure de rat éveille immédiatement l’idée de Sopoku, et nous apprend que sur le seul aspect de la courbe thermique le diagnostic entre la fièvre bactérienne et la fièvre spirochétosique par morsure de rat peut demeurer hésitant.

Evolution de la température :

Hormis les cas rares où la deuxième ascension thermique est suivie d’une rémission au bout de quarante-huit heures, la durée de la phase fébrile de la maladie apparaît très variable : la température revient à la normale au bout d’une semaine après la réascension dans les formes légères, demeure élevée pendant plusieurs septenaires dans les formes sévères. C’est ainsi que l’apyréxie complète n’est obtenue qu’au bout d’un mois dans l’observation de TEISSIER ; de cinq semaines dans le cas rapporté par HazarD et Goop- KIND ; de six semaines chez notre malade. La chute de la température est progressive en lysis. Un fébricule léger peut encore demeurer pendant quelques jours. On comprend aisément que dans les formes avec fièvre prolongée, la s-plicémie à streptobacillus moniliformis apparaisse comme une maladie pénible pouvant retentir considérablement sur l’état général.

LE PuULS ET LA TENSION ARTÉRIELLE :

Le pouls est accéléré, et cette accélération est en rapport avec les variations de la courbe de température. Néanmoins la fréquence du pouls est moindre que ne le comporte l’élévation thermique, Chez notre malade le nombre des pulsations demeure entre 70 et 90. Locke et HazarD font remarquer que cette dissociation du pouls et de la température est assez semblable à celle que l’on observe dans la fièvre typhoïde.

La tension artérielle est abaissée : chez notre malade elle demeure autour de 10,5-6 pendant l’évolution de la maladie.

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