‹ Les servantes de Dieu en CanadaChapitre 1 sur 59 · MESSEIGNEURS · texte numérisé non relu

MESSEIGNEURS

Oserai-je me permettre de dédier à Vos Grandeurs mon Essai sur Les Servantes de Dieu en Canada J C’est un aperçu de l’histoire de vos filles privilégiées que j’ai l’honneur de vous présenter; et quoique

DÉDICACE

vous connaissiez cette histoire, puisque beaucoup de ces communautés doivent leur existence à votre zèle apostolique, et que toutes ont reçu des gages de votre sollicitude et de votre affection, cependant j’espère qu’il vous sera agréable de voir condensés dans un meme volume les fragments des annales des dix-sept Instituts de Religieuses de la Colonie. Un père se plaît à être entouré des portraits de ses enfans.

En écrivant ces pages dans mes courts moments de loisir, je me suis senti tour à tour ému, édifié, et exalté au spectacle de tant de vertus. Je ne doute pas que mes lecteurs catholiques n’éprouvent les mêmes impressions, non pour l'œuvre, mais pour le sujet. On se sent fier d’appartenir à notre sainte religion quand on lit les récits de tant d’actions héroïques entreprises pour l’amour de Dieu, comme

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on est glorieux d'être Français ou Anglais en entendant les échos de l'Alma et d'Inkermann.

Mais c'est surtout près de nos frères séparés que je voudrais faire arriver ma simple histoire, heureux si j’avais pû parvenir à dissiper un préjugé, ou à créer chez eux la curiosité d’approfondir les dogmes d’une Eglise qui produit seule des Vierges chrétiennes. Le Centurion qui gardait Jésus sur la croix, à la vue des prodiges qui accompagnèrent la mort du Sauveur, s’écria tout-à-coup : — “ Cet homme était véritablement le fils de Dieu." Tout protestant de bonne foi qui prend la peine d’étudier les merveilles de sacrifice et de charité réalisées par les communautés de ces nobles Sœurs, doit confesser au fond de sa conscience : — “ Cette religion est véritablement la religion de Jésus-Christ."

Daignez agréer, Messeigneurs, l’hommage de la

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profonde vénération avec laquelle j’ai l’honneur

d’être, de Vos Grandeurs, le très-humble et très -obéissant serviteur,

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