‹ Les servantes de Dieu en CanadaChapitre 23 sur 59 · SŒURS DES SS. NOMS · texte numérisé non relu

SŒURS DES SS. NOMS

Si, pour bien remplir leurs sublimes fonctions, les Sœurs de Charité ont besoin d’une vocation extraordiraire qui ne se rencontre que dans le catholicisme, les Sœurs enseignantes ne trouvent aussi que dans la religion un aliment et une récompense pour leur dévouement. Otez ce mobile à leur conduite, qu’y a-t-il de plus fastidieux et de plus abrutissant, humainement parlant, que d’apprendre les premiers éléments de la lecture à de très-jeunes enfans, de leur répéter cent fois la même leçon sans être à peine compris, et de hâter les développements d’intelligences paresseuses ou récalcitrantes ? Aussi, chercheriez-vous en vain, hors des Communautés religieuses, des maîtresses d’écoles qui aient le goût de leur profession. Des jeunes filles pourront adopter ce métier par nécessité ; mais leur idée fixe sera de se créer une autre position ; le dégoût et l’ennui se trahiront dans toutes leurs actions ; et si elles réussissent à se marier,

2o.-Louis-Marie Brassard, — ordonné en 1749, et mort en 1800, à 74 ans, après avoir desservi Nicolet pendant cinquante ans.

So.-Charles-Joseph Brassard-Deschenaux, — ordonné en 1776, mort G-rand-Vicaire à l’ancienne Lorette, près Québec, en 1832, à 79 ans; grand ami des beaux arts et de l’éducation.

4o.-Louis-Moïse Brassard, — ordonné en 1824, curé de Longueuil et fondateur des Sœurs de ce village.

5o.-Thomas-Léandre Brassard, frère du précédent, — ordonné en 1830, curé de St Paul de la Valtrie. Il a introduit dans sa paroisse les Sœurs de la Providence et les Clercs de St. Viateur qui j ont des écoles prospères. Ces deux établissements sont dûs au zèle du bon curé et à la générosité de ses paroissiens, qui, à son appel, se sont cotisés volontairement pour la construction des bâtisses nécessaires.

6o.-Théophile Brassard, frère des précédents, — ordonné en 1831, curé du Coteau du Lac. Il marche avec succès et édification sur les traces de ses deux aînés.

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