‹ Les servantes de Dieu en Canada [microforme]Chapitre 35 sur 66 · SŒURS DE NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

SŒURS DE NOTRE-DAME

fondée à Notre-Dame de Ste. Croix-lès-Mans par le P. Basile-Marie-Antoine Moreau, missionnaire apostolique, chanoine du Mans. La Société se compose de Pères, de Frères et de Sœurs; les premiers voués à la prédication et à l’enseignement des colléges ; les seconds destinés à prendre soin des orphelins, et à leur apprendre agriculture et les travaux manuels ; les Sœurs consacrées à l’instruction des jeunes filles, et à la tenue des hôpitaux. Les statuts fondamentaux qui règlent les rapports entre ces trois Communautés d’un même Ordre sont soumis depuis longtemps à l’examen du St.-Siége, qui ne les a pas encore approuvés solennellement ; mais dans les plans du vénérable fondateur, le Supérieur Général doit gouverner les trois Sociétés, et être aidé dans son admi-

nistration par les Supérieurs particuliers ainsi que par

le Chapitre. Dans ce chapitre, les intérêts des Pères, des Frères et des Sœurs ont leurs représentants. La Société de Ste. Croix du Mans a de vastes établissements aux Etats-Unis, où une nombreuse colonie s’est rendue en 1842, à Notre-Dame du Lac dans./lIndiana, sur la demande de Mgr. de la Haïilandière, Evêque de Vincennes. Les Pères y dirigent aujourd’hui une université, les Frères exploitent une ferme (tendue, et les Sœurs, outre leur noviciat de Bertrand, ont plusieurs écoles dans PIndiana, le Michigan et la Louisiane :—{t Si l’on m’avait “ dit,” —écrivait le P. E. Sorin, Supérieur de la mission, deux ans après son arrivée dans l’Indiana,—‘ si l’on m’a- ‘ vait dit, lorsque nous arrivions sur les rives de ce lac alors couvertes de neige, que sitôt les arbres d’alentour

auraient fait place à tout ce qu’on y voit aujourd'hui,

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