DE STE. CROIX
“ de modestes ateliers, un asile d’orphelins, des chapelles, ‘un collége, un noviciat ; si l’on avait ajouté que, dans “ deux ans, du même coup d’œil on pourrait voir briller, ‘ au milieu de lPobscurité de la nuit, ces trois lampes ‘“ allumées dans trois chapelles différentes devant les ‘ tabernacles du Dieu vivant : l’aurions-nous pû croire ? “ Aujourd’hui que les résultats ont dépassé toutes espé- “ rances, ne devons-nous pas dire avec le Psaliniste, ce “ changement est l’œuvre du Très-Haut (1).”
En 1847, quatre Religieuses de Ste. Croix, ayant pour Supérieure Mme. Aglaëé Le Chaptais—Sœur Marie du Sauveur, partirent de leur maison du Mans, pour fonder une branche de leur Institut dans la paroisse St. Laurent, Ile de Montréal. L’établissement se faisait à la demande de M. J.-B. St. Germain, curé du lieu, et avec l’approbation de Mgr. Bourget. Elles arrivèrent à Montréal le 23 Mai, en compagnie de l’évêque, qui revenait de France. Elles ouvrirent sans tarder leurs écoles dans une maison particulière du village de St. Laurent, et elles les transportèrent deux mois après dans le couvent qu’on leur préparait, et qu’elles ont toujours occupé depuis. Cette Communauté, outre la Maison-mère de St. Laurent, compte déjà deux autres établissements ou missions, lun à St. Martin, l’autre à Ste. Scholastique. Les Religieuses ne se bornent pas à l’éducation des jeunes filles ; elles visitent encore les malades à domicile. A la fin de 1853,
(1) Annales de la Propagation de la Foi, tome XVII, page 497.