‹ Les servantes de Dieu en Canada [microforme]Chapitre 39 sur 66 · LES DAMES DE LORETTE · texte numérisé non relu

LES DAMES DE LORETTE

XIIT.

Mgr. Michael Power, Evèque de Toronto, visita l’Europe en 1847, et il y obtint cinq Religieuses de l’ordre de la bienheureuse Vierge Marie, communément appelées

Dames de Lorelte. La Supérieure était la Mère M.-Ignace Hutchinson, et elles partirent de Lorette, abbaye de Dalkey près de Dublin. Cette abbaye est une branche de l’abbaye de Lorette de Rathfarnham, et Institut prit

naissance en Bavière, daus le commencement du XVIIe siècle, parmi les dames Anglaises et frlandaises forcées de s’exiler de leur pays par les persécutions religieuses. Maximilien, Duc de Bavière et Prince du St. Empire, favorisa cette fondation et y contribua par ses libéralités. Les premières Sœurs s’assemblèrent à Munich, et elles se consacrèrent à Dieu par les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, afin de se livrer à l’instruction des jeunes filles. Les Dames de Lorette continuèrent à prospérer jusqu’en 1703, époque à laquelle elles comptaient six maisons de leur Institut. Jusque-là il n’avait encore reçu aucune sanction du Saint-Siége ; mais la pieuse vie de ces Religieuses et les services qu’elles rendaient fixèrent l’attention des évêques de Bavière. Ces prélats dotèrent leurs maisons, et sollicitèrent à Rome P'approbativn de leur règle, ce qu’ils obtinrent par bulle du 13 Juin 1703.—Les six maisons qui existaient au moment de l’approbation, (à Munich, à Ausbourg, à Burghousen, à Mindelheim, à Hammersmith et à York), reconnaissaient comme Supérieure Générale Marie-Anne Bapthorp qui résidait à la Maison-mère de Munich. L'Institut éprouva dans les années qui suivirent de grandes inquiétudes, parce qu’on le croyait imbu des mêmes erreurs qu’une Communauté de femmes condamnée par Urbain VIII Mais, après avoir fait examiner profondément la question, Benoit XIV donna sa bulle Justi Dei Judicio du 30 Avril 1749, par laquelle la condamnation précédente est renouvellée, tandis que les Sœurs de la bienheureuse Vierge Marie de Munich sont hautement approuvées.

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