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II. — Disposition du village

L'arrangement des cases pour former le village répond à leur type architectural. On peut presque sans exception émettre ce principe général : — case continue, ordre parallèle; — case séparée, ordre dispersé.

A. Ordre parallèle. — L'ordre parallèle est constitué par deux cases continues se faisant vis-à-vis et laissant entre elles une large rue ; ou bien par deux séries de cases continues, à peu près alignées sur le prolongement les unes des autres, mais toujours avec la rue intermédiaire. Tantôt le village ne comprend qu'une très longue allée. Tantôt il est composé d'un certain nombre de formations semblables juxtaposées, les cases de chaque formation se trouvant adossées à celles des formations voisines. D'autres fois enfin, l'allée médiane s'élargit considérablement et est barrée à l'une de ses extrémités par une troisième case continue; l'ensemble affecte la forme d'une place fermée sur trois faces. Le village comprend alors une ou plusieurs dispositions pareilles accolées et s'ouvrant du môme côté.

Ces diverses dispositions se complètent souvent par des corps de garde ou cases à palabres, placés aux

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deux extrémités du village et de distance en distance dans l'allée centrale. Le village à allée unique, long serpent coupé en anneaux par les abègn ou hundza, se présente ainsi comme une véritable place forte tournant, sur toute sa longueur, le dos à l'ennemi et défendue à ses deux entrées par des bastilles.

B. L'ordre dispersé se définit de lui-même. C'est l'irrégularité, l'absence de symétrie, l'édilité du hasard; c'est un tas d'habitations, où chacun pose sa case comme il lui convient, sauf entente avec ses voisins. Le nombre de huttes de ces agglomérations est extrêmement variable. Ici, chaque groupe compte de deux à dix cases au plus '. Ailleurs, le village se développe sur plusieurs kilomètres de longueur et compte plusieurs milliers d'habitations ^

C. Jardins et plantations. — Dans les villages à cases dispersées, les jardins sont au milieu et autour du village. L'ordre parallèle ne permet le potager qu'en dehors du village et en arrière des cases continues. Ces jardins ne comportent que les petites cultures, celles d'usage en quelque sorte journalier, telles que bananes, patates, haricots, colocase, arachides, piment, gombo (Hibiscus esculentus), amaranthe, etc.

Les grandes plantations sont reléguées soit dans

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