‹ Les Soeurs maçonnesChapitre 39 sur 73 · EN FAVEUR DES MAÇONNES · texte numérisé non relu

EN FAVEUR DES MAÇONNES

O mes amis, mes Frères, A quoi donc pensez-vous, Lorsque des lois sévères Écartaient loin de nous Ce sexe doux et tendre, Du monde la moitié, La plus propre à se rendre Au cri de l'amitié ?

Quand notre premier Frère, Le père des humains, Eut reçu la lumière, Aussitôt les destins Lui ménagent près d'Eve Un bonheur sans pareil ; Adam fai ait un rêve, Ah ! quel fut son réveil !

Le titre heureux de Frère, Privé du nom de Sœur, Ne pouvait toujours plaire Et faire un vrai bonheur :

L'autre était nécessaire, C'était le vœu de tous ; Un zèle trop austère En était seul jaloux.

Avant d'être vos Frères, Que disiez-vous de nous ?

Contre tous nos mystères.

Ah ! quel juste courroux !

Pardonnez, sexe aimable ; Vos vertus, vos appâts, Par un accord durable, Orneront nos climats.

Chantons, chantons, mes Frères.

Ces jours purs et sereins, Près des Sœurs les plus chères Qui fixent nos destins; Ne cherchant qu'à leur plaire, Qu'à combler leurs désirs, Trouvons notre salaire Au sein de leurs plaisirs!

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