‹ Les soins de toilette: le savoir-vivreChapitre 104 sur 168 · PIGEON · texte numérisé non relu

PIGEON

Le pigeon [coulon, colon, columb, etc.) aime la société des hommes. Son défaut capital est la curiosité, car perché sur un arbre, il regarde à droite et à gauche en étendant le cou, avant de se décider à prendre son vol.

L'habitude le ramène toujours à l'endroit où il a été nourri. Si on l'en éloigne, il revient à tire d'ailes. Aussi, en Egypte et en Syrie se sert-on des pigeons pour porter les lettres d'une province à l'autre. « On luy lye la lettre sous l'aesle et on le laisse aller, et il ne cesse de voler jusques à tant qu'il vient au lieu de sa nourriture. Mais il est aucunesfois cogneu des ennemys et tué en la voye, à cause des lettres qu'il porte. » Quand « on donne congié aux coulons, écrit de son côté Mandeville, ilz s'en vont tout droit là où ilz ont esté nourris, et portent les lettres au seigneur à qui on les envoyé. »

Pour obtenir de beaux pigeons, il faut en représenter de tels sur le mur du colombier, « car ils engendrent filz à la semblance de la

paincture qu'ils voient devant eux. » Leur chair est bonne et délectable, dit Crescenzi.

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