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CHAPITRE IV REPTILES, POISSONS, MOLLUSQUES

ACONTIAS.

Âcontias est un mot grec qui peut se traduire en latin farjaculus et en français par 'avelot. Ce nom appartient à un serpent qui vit sur les arbres, d'où il épie sa proie ; quand elle passe, il s'élance sur elle avec la rapidité d'une flèche. Il existe deux espèces d'acontias et la morsure de toutes deux est mortelle, mais l'une tue subitement, tandis que la morsure de l'autre est suivie de douleurs atroces.

Il faut sans doute reconnaître dans racontias quelqu'une de ces couleuvres minces qui montent sur les arbres et s'entortillent à leurs branches. (Guvier.)

AMPHISBÈNE.

Brunetto Latini le nomme amphimenie etamfimeine. C'est, dit-il, une manière de serpent qui a deux tètes, l'une à l'çndroit ordinaire, l'autre au côté opposé, et il peut mordre de l'une comme de l'autre. Albert le Grand l'appelle amphisilea, mais a le mérite d'affirmer

qu'il n'existe dans la nature aucun animal à deux têtes : « nullum enim animal naturaliter duo habet capita. »

Le mot ampbisbène est formé de deux mots grecs (àfjLcpiç et êaiveiv) qui sig^nifient marchant en deux sens. On donne aujourd'hui ce nom à une famille de serpents peu connus, dite des doubles marcheurs, qui habitent l'Amérique méridionale. Leur queue est de la même dimension que leur tête, et leurs yeux, très petits, sont presque imperceptibles. De plus, ils rampent également bien en avant et en arrière. (Cuvier.)

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