BŒUF
Au treizième siècle, on estimait surtout les bœufs rouges. On voulait encore qu'ils eussent les membres gros et carrés, de grandes oreilles, le front large, les yeux, les lèvres et les cornes noires, les narines bien ouvertes et les pieds petits.
La force et la fierté du taureau étaient bien connues, mais on croyait qu'il perdait l'une et l'autre quand on le liait à un figuier. La largeur de la bouche constituait pour eux une beauté, et Gautier de Metz nous apprend qu'il existait aux Indes des taureaux ayant la bouche
Si large que la fendeure
De l'une à l'autre oreille dure.
* Souliers.
La vache devait être haute et longue, avoir le front élevé, les yeux grands et noirs, les jambes noires et courtes, les pieds fins.
Si la vache a en même temps plusieurs petits, c'est signe certain que l'hiver suivant sera très pluvieux. « Quand les mousches la mordent, elle liève la queue et court par les champs, n Elle meurt souvent de la goutte.
La génisse est une jolie bête à laquelle on donne grand faix pour la mater. Sa chair est plus sèche et plus ferme que celle du veau.
Celui-ci, en venant au monde, porte sur le front tt une peau qui esmeut les gens à aymer par amour, comme dient les expérimentateurs. »