‹ Les soirées d'Aix-les-BainsChapitre 113 sur 131 · LES MÊMES. — MARIE · texte numérisé non relu

LES MÊMES. — MARIE

GEOEGES.

Marie, est-ce vous qui avez écrit cette lettre ?

MARIE

Je reconnais cette lettre, c'est bien moi qui l'ai écrite.

GEORGE

Elle vous appartient : je vous la rends...

théodorine [à part).

Niais !

MAEIE.

A quoi bon? Puisqu'elle n'est pas parvenue à la personne

à qui elle est adressée, elle devient inutile, vous pouvez la lire !

théodorine [à part).

Quel aplomb!

GEORGES

Mais, je ne sais... je ne puis...

MARIE

Je vous prie, et madame [désignant Théodorine) se joindra sans doute à moi.

GEORGES

Vous le voulez; soit! [Il décacheté et lit tout haut.' » Monsieur, vous désirez me voir, me dit-on ; je serai heuu reuse de recevoir la visite d'un ancien ami; mais je ne « pourrai avoir cet honneur qu'autant que vous me serez « présenté par M. Dubreuil, mon mari. Agréez, etc. » {Georges tend la main à sa femme.)

THÉODORINE [à part).

Je suis jouée!

GEORGES

Je regrette, monsieur, de vous avoir pendu témoin de cette petite scène d'intérieur, qui pour vous doit manquer absolument d'intérêt. Je serai, dans tous Les cas. charmé d'apprendre que madame il montre Théodorine] accueille favorablement vos sentiments à son és:ard. Quant à ce

jeune soldat qui, ce soir, m'a rendu sans le vouloir un véritable service, je l'engage à revenir de temps en temps visiter mon office, lorsque sa tante aura quitté ma maison.

ATHANASE (aJmH).

Comment donc ! mais avec plaisir ! un troupier ! un milllitaire! toujours, naturellement!

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