SCÈNE XV
THÉEÉSA (seule).
Ninetta!... Ninetta!..; elle ne m'entend pas. Seigneur, cpue vais-je devenir? Ah! Beppo, comme j'ai eu tort de te repousser et comme je serais courageuse à cette heure si je te savais près de moi ! . . . Hélas ! il est Lien join. .. Ciel ! quelle idée! Ne m'a-t-il pas dit : «Chantez le refrain aimé de notre jeunesse, et vous me retrouverez à vos pieds. » Essayons !
(Elle ouvre la fenêtre et chante : Te voglio dare mono va chillo l'hai da piglia),
Semblable au doux rêve Qui va s'effacer, Le flot à la grève Apporte lin baiser!
La brise dépose Au pied des buissons, Au cœur delà rose, Ses folles chansons.
De Naples à Sorrente, Au déclin du jour, Tout aime et tout chante Un refrain d'amour !
Personne!... Allons, il s'est moqué de moi! Comment ai-je pu croire que ma voix parviendrait jusqu'à lui et le ramènerait. Ah! du moins que notre chanson soit le dernier adieu de la pauvre Thérésa, et que le vent du soir lu porte là-bas ce gage de mes regrets et de mon repentir.
(Elle s'accoude au balcon et chante de nouveau) :
De Naples à Sorrente,
Au déclin du jour, etc., etc.