‹ Les soirées d'Aix-les-BainsChapitre 88 sur 131 · SCENE DIX-SEPTIEME ET DERNIERE · texte numérisé non relu

SCENE DIX-SEPTIEME ET DERNIERE

LES MÊMES.— NMETTÀ.

NINETTA

Le diner est prêt; Son Excellence et la signora peuvent se mettre à table...

THÉRÉSA

Tu ris à travers tout, Ninetta.

NINETTA

Moi, pas du tout ; le repas des fiançailles vous attend.

THÉRÉSA

Mais nos terribles hôtes...

beppo [souriant], Ils dîneront avec nous.

THÉRÉSA

Ali! Dieu, non!

BEPPO

Pourquoi pas ? Tenez, ils ne sont pas bien loin !

(Il l'embrasse.)

thérésa [étonnée).

Hein !

BEPPO

Aoh! je souis bien ennouyé !

thérésa [de même).

Vraiment !

BEPPO

Chut! '

NINETTÀ.

Les trois ne font qu'un.

THÉRÉSA

Mauvaise ! tu étais donc du complot '

NINETTA

Sans doute !

THÉRÉSA

C'est bon ! je me vengerai!

BEPPO

Déjà?

THÉRÉSA

Oh! pas maintenant,.. Quand nous serons mariés...

BEPPO

Bientôt alors ?

NINETTA

Dans huit jours la noce, et dans neuf mois le baptême !

thérésa [baissant les yeux).

Oh!

NINETTA

Ne rougissez pas, cousine... Écoutez!... L'héritage va rester indivis entre nous : nous exploiterons à nous trois l'auberge de la Madone... Vous allez être heureux, vous!

mais moi je no veux pas me marier : il Tant donc que voua me donniez bien vite un bel enfant dont jo serai la marraine, et que j'endormirai sur mes genoux, en lui chantant, le soir, une vieille chanson!

thérésa [tendant la main à X incita .

Bonne iXinetta !

(Ninetta tend son autre main à Jieppo ; V orchestre joue en sourdine Vair : De Xaples à Sorrente, etc. Tableau.)

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