‹ Les soirées d'Aix-les-BainsChapitre 96 sur 131 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

THÉODORINE. —JULES.

JULES

Pardon, madame, c'est à madame Dubreuil que j'aurais désiré . . .

THÉODORINE.

Madame Dubreuil est en ce moment auprès de son mari ; mais, dès qu'elle sera prévenue de votre arrivée, elle sera charmée de vous recevoir; elle comptait bien, du reste, sur votre visite.

JULES

Et moi qui croyais la surprendre !

THÉODORINE.

Madame Dubreuil, qui n'a point de secrets pour moi, et

qui m'honore de son amitié, m'a chargée de vous recevoir, en son ahsence , comme un ami hien cher qu'elle croyait perdu et qu'elle sera heureuse de retrouver.

JULES

Il se pourrait! quand je venais lui reprocher... [S'arrêtant.) Qu'allais-je dire?...

THÉODORINE.

Poursuivez, monsieur; devant moi vous pouvez penser tout haut. Oui, vous veniez, n'est-ce pas, lui reprocher son oubli, sa trahison?...

JULES

Quoi !... vous savez !...

THÉODORINE.

Je sais tout : vous la trouverez émue, heureuse de votre retour; elle l'espérait, car depuis votre rencontre à Dresde, elle n'a pensé qu'à vous, elle ne me parle que de vous! Oh ! elle vous aime hien î

JULES

Elle m'... Ah! madame, vous vous jouez de moi, sans doute...

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