ROSITA .MAURI
L'étoile chorégraphique de notre première scène ayantautantd'amis et d'admirateursqu'il y a d'abonnés à l'Opéra aurait pu, disons le tout d'abord, faire dessiner tout un jardin naturel dans le foyer de la danse, qui eût été rempli par les corbeilles, les couronnes,
les bouquets qu'elle a reçus à l'occasion du premier jour de l'an.
Même en dehors des fleurs, il me faut limiter mes citations :
De nombreuses miniatures, très fines et très anciennes ; les gracieux sujets qu'elles représentent ont « moins de charmes, lui a dit un vieil abonné aimable et galant, que votre gracieuse personne, moins d'éclat que vos jolis yeux ».
Des éventails de très grand prix : ils serviront , car elle est Espagnole !
Des bracelets et une broche représentant un cygne en diamant (un cygne de la plus belle eau) ;
Des boucles d'oreilles composées d'énormes perles entourées de brillants ;
Une cage japonaise pleine de petites poules qui font cocorico quand on presse sur la boîte ;
Puis le cadeau que les auteurs de la Farandole ont été heureux de lui offrir à la faveur du Jour de l'An : une jardinière en bronze japonais ancien, toute garnie de muguets et de roses.