‹ Les soirées parisiennes de 1874- 1884 (volume 2)Chapitre 6 sur 99 · SARAH BERNHARDT · texte numérisé non relu

SARAH BERNHARDT

Une épingle à cheveux, étrennes dites utiles, maif luxueuses aussi, puisque l'épingle est tout en diamants ;

Un nid d'argent massif — un vrai nid d'aigle géan assez grand pour servir de seau à glace;

Une ombrelle avec manche ancien incrusté d'or e orné d'un superbe cabochon saphir étoile ;

Un monstre japonais, tout ce qu'il y a de beau ei fait de monstre, mais d'une telle dimension qu'; moins de l'asseoir sur le bûcher du dieu Siva, dan: Nana Sahib, Sarah ne saura pas où le mettre;

Une guitare du quinzième siècle que Zanetto voii; montrera lorsqu'on reprendra le Passant ;

Une carafe byzantine pour mettre , à l'occasion , d l'eau dans son vin.

Vous supposez bien que j'en passe. Il y a notam ment trop de fleurs pour que je puisse les énumérer citons cependant un gigantesque lilas lïlas qui oc cupe la moitié de l'atelier de l'avenue de Villiers , e puis un immense chapeau de jardin tout plein de fleurs tout garni d'instruments de jardinage et envoyé d( Nice par Victorien Sardou ;

De Russie, la tragédienne a reçu un beau service ; thé enrichi d'émaux russes anciens;

Et enfin, un spirituel Parisien lui a envoyé une cravache merveilleuse destinée à remplacer, au besoin celle dont Sarah s'est séparée si brusquement il y i peu de jours, en rendant ses visites de fin d'année.

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