‹ Les soirs [microforme]Chapitre 11 sur 40 · RETOUR · texte numérisé non relu

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mme Mon âme est triste en ce beau soir d'automne.

Dans notre ciel intime où voltigent des rêves,

[! passe, en certains jours, de longs vols d'oiseaux [noirs ;

Ce sont de vieux chagrins qu’on pleure par les soirs,

Des soucis gen notre âme on refoule sans trève.

Qu'ils sont tristes à voir les corbeaux de l'amour ;

Leur essaim douloureux, ardemment nous obsède. Notre âge est plein d’espoirs et rarement on cède : Mais à la fin, pourtant, notre front devient lourd.

Aussi, sur notre cœur, descend quelque peu d'ombre. On ne peut définir ce long n.al décevant ;

Sans en chercher la cause, on y songe, trouvant Qu'’ici-bas tout est faux et que la vie est sombre.

Hélas ! ÿ’eus des tourments indicibles de voir S’enfuir, l'un «près l’autre, au vent mauvais du monde,

14 Les Soirs étoilés

Mes blonds espoirs d'antan, caressants comme une Où vibre la chanson des rivages, le soir. [onde

Mais, soudain, comme si se déchirait un voile Qu'on aurait étendu sur mes yeux, j'aperçois

Tout un vol d'oiseaux blancs, mes rêves d'autrefois, Dans vos yeux si profonds qu'on y voit des étoiles.

Les Soirs étoilés 15

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