‹ Les soirs [microforme]Chapitre 19 sur 40 · LABOUR D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

LABOUR D'AUTOMNE

A l'horizon strié de bandes violettes,

Tombe, comme un flambeau mourant, le soleil rouge : Le sol est roux et morne, auc'in arbre ne bouge ;

Le deuil, comme un ois-au nocturne, s'inquiète.

Austère, un labhoureur au milieu de la plaine, Rythmant son pas au pas des chevaux, loin des plèbes, Auréo'é du calme immense de la glèbe,

Trace des guérets noirs dans la terre sereine.

Mais voici que le soir, plus vbsesseur, pénètre

D'un étrange sommeil la tristesse des choses ;

L'homme songe au foyer où son âme repose...

Et bientôt le silence enveloppe les êtres.

Les Soirs étoilés

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