‹ Les soirs [microforme]Chapitre 27 sur 40 · RONDEL TRISTE · texte numérisé non relu

RONDEL TRISTE

FNUes

Le bleu rayon de lune est rêveur par les prés “à Où frissonnent au vent du soir les marguerites.

Comme je sis bien triste et que je suis bien las, Ma muse n'est venue en belle robe blanche,

Et m'a parlé longtemps, doucement et tout bas, Pour relever un peu mon front pâle qui penche.

Ma muse, comme vous, a des yeux de pervenche Elle sait apaiser de mon âme le glas.

Comme je suis bien triste et que je suis bien las, Ma muse m'est venue en belle robe blanche.

Il fait bon quand on pleure et qu’on est seul, hélas, D'avoir auprès, bien près, une âme bonne et franche . En qui notre âme triste avec bonheur s’épanche.

Ma muse m'est venue et m’a parlé tout bas,

Comme je suis bien triste et que je suis bien las.

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