BRISURE
Vos mots doux que j'avais mis en fraîches guirlandes, Qu'en l'intime jardin je cultivais jyJoux, Je les ai piétinés ça et là par la lande
Morne et sins rayons de mes pauvres espoirs fous.
De mes dés'rs d'amour j'ai fait des hécatombes : Baisers éclos furtifs et rapnelés en vain, Choses très douces que j'ai mises dans des tombes :
Je leur ai dit l’adieu des soirs sans lendemains,
Eb bien ! s’il faut quitter mon illusion morte, Sans espérer jamais de la voir se lever, 1 Et d'une main timide ouvrir un peu ma porte,
Pour qu'un clair rayon puisse encor y pénétrer,
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Les Soirs moroses
S'il faut laisser mon rêve, ainsi qu'un vieax tronc d'ar- [bre,
Pourrir sur le sol noir, je me ferai d'airaun, J'étendrai sur mon front une froideur de marbre, Et. calme, je vivrai le cœur vide, serein.
Les Soirs moroses 49