A UNE FEMME
Si tu crois à ia vie et si tu peux rêver
Malgré l’affreux hier, un demain d'espérance,
Pâle enfant, mets ton front près du mien, en silence, Pou: aimer.
Si, n'algré la rancœur de ton espoir trompé,
Tu conserves son nom toujours là, dans ton âme,
Mets ton front près du mien, sans parler, pauvre Pour pleurer. [femme,
Mais si tu n’aimes plus, si pour toi l'avenir
Est noir, si pour jamais ton cœur lassé n’espère,
O femme, mets ton front n’importe où sur la terre, Pour mourir.