‹ Les soirs [microforme]Chapitre 7 sur 40 · L'OISEAU DIVIN · texte numérisé non relu

L'OISEAU DIVIN

C'était un bel oiseau, de superbe envergure,

Qui planait puissamment au fond du ciel serein. Les nuages légers, en forme de guipure, Faisaient une auréole à ses ailes d’airain.

Bercé dans l'infini des espaces sans voiles,

Il s’en allait, pensif en son vol, lentement, Comme un songe divin au milieu des étoiles, De vertige enivré, sublime, éperdument.

Dans l’azur de mon rêve, où montent des désastres, Malgré l’intime effroi des noires visions,

Je garde encor l'espoir de mes illusions ;

Mon âme est un oiseau qui monte vers les astres.

RNA.

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