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PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES SOLS FORESTIERS 217 Dans les sols laissés à eux-mêmes, dans les sols forestiers, par

exemple, on constate qu’en général c’est la couche superficielle qui est la plus meuble, puis le tassement s’accentue jusqu’à une cer-

taine profondeur où 1l devient à peu près constant (!).

90. Faculté d'imbibition. — C’est la propriété qu’a le sol saturé

par les pluies de retenir une plus ou moins grande proportion de

Peau qu’il a reçue. Cette proportion dépend à la fois du volume lacunaire el de la quantité d’eau dont les particules peuvent s’imbiber sans se gonfler.

Rappelons que l’eau peut exister dans le sol sous plusieurs états ; on distingue l’eau globulaire, l’eau capillaire, l’eau hydrostatique.

Supposons des pluies continues tombant sur un sol forestier desséché. La couverture morte, dont la faculté d’imbibition est considérable (n° 22), qui peut absorber, considérée in situ, au moins quatre fois son poids d’eau, une fois saturée, cédera l’eau goutte à goutte

au sol superficiel. Les fines particules de ce sol, surtout les grains d'humus et d'argile, fixent l’eau dans leur sein et en concentrent aussi

autour d'eux, par attraction moléculaire, une couche plus ou moins épaisse d'autant plus énergiquement retenue qu’elle devient plus mince. Cest l’eau globulaire (*) dont la proportion varie énormé-

1. La mesure des espaces lacunaires d'un sol forestier formé de diluvium à grains

fins ou moyens a donné les résultats suivants : SEAT et aies

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