PERCHIS FOURRÉ COUPE RASE
sans avec sans avec sans sans avec couver- | couver- | couver- | couver- | couver- e couver- | couverture ture
kilogr. | kilogr.
| Au 19 avril 1900. . . . . 21 7,987 3 598| 9,550 8,780
! Au 17 août 1900 9,525 5 55 9,489 | 10,020 | Augmentation de poids . 5 D 1,538 i » 1,240 imivputi 0,061 »
\ Différence de poids au
profit du sol muni de sa
couverture
Pluie tombée (19 avril- ANUS CA SA Re AT ER Il s’en est évaporé 0/0. .
Le tableau montre que l’évaporation de la pluie arrivée au sol a été plus grande sur les placettes ratissées que sur celles où la couverture était restée telle quelle, et que, par suite, il y a eu moins d’eau retenue par le sol privé de sa couverture. C’est dans la coupe rase et dans le fourré que la différence est le plus sensible. Le sol est couvert, dans la coupe rase, de débris organiques morts et, dans le fourré, de lichens. La couverture du vieux peuplement et du perchis (Hypnum en couche épaisse) a eu moins d'influence sur l’humidité du sol.
En somme, c’est sur la coupe rase que l’enlèvement de la couverture agit le plus défavorahlement. L’humidité primitive du sol y a encore baissé pendant la durée de l’expérience, tandis qu’elle à augmenté peu à peu sur les autres placettes, où, en d’autres termes, le temps extrêmement chaud et sec qu'il a fait pendant l'expérience n’a pu faire évaporer les quantités de pluie, très modérées pourtant, tombées dans la même période, sauf pour la coupe rase privée de sa couverture.
Si nous trouvons à la fin de l'été notre sol forestier plus sec qu’au printemps, nous devons attribuer ce fait plutôt à linfiltration et à absorption des racines qu’à l’évaporation du sol par la chaleur solaire.
Même en des conditions défavorables, la part qui, dans la perte totale du sol en eau pendant les mois d’été, revient à l’évaporation du sol par la chaleur et le vent est, au plus, d’un tiers dans les vieux bois et les perchis. Plus des deux tiers de la perte d'humidité que subit le sol en été doit être attribué à l’infiltration et à l’absorption par les racines. Si ces deux facteurs font défaut, le sol devient nécessairement marécageux, comme dans les déboisements des sols d’alios en plaine. Pour étudier plus à fond ces phénomènes, M. FRICKeE fit installer encore d’autres vases, dans l’automne de 1900 ; ils avaient 400 centimètres carrés de section, 40 centimètres de profondeur ; la moitié de ces vases avait un fond, les autres étaient ouverts par le bas. On les a remplis de terre le 29 novembre, de la façon précédemment décrite, et on les a installés dans les placettes.
L’humidité du sol dans les vases avec fond n’est influencée que par l'évaporation, dans les vases sans fond par l’évaporation et l’infiltration, tandis que l’humidité du sol extérieur aux vases est influencée en outre par l'absorption des racines.
Le 3 avril 1901, M. Fricke retira les vases et y dosa l'humidité ainsi que dans le sol naturel. Les résultats sont consignés dans le tableau suivant : S
Les nombres de litres d’eau contenus sur une surface d’un mètre carré ont été :