‹ Les Sonnets de la guerreChapitre 28 sur 74 · LE CALVAIRE D'UN PEUPLE · texte numérisé non relu

LE CALVAIRE D'UN PEUPLE

Au roi chevalier Albert Z'-' de Belgique. A son héroïque et gracieuse Majesté Elisabeth.

Les calvaires du jour sont tissés d'émeraude. Le Juste dont la mort voile déjà les yeux, Entend sourdre à l'oreille un concert odieux, — Musique humanitaire en qui le Meurtre brode...

Ils sont là tous autour de la Croix. Ici rôde

Le Kaiser : il remet d'un air dévotieux

Une bible au Martyr, prend à témoin les cieux

Qu'il rêvait d'une guerre en dentelle — et sans fraude.

Bethmann-Hollweg tenant un chiffon dans la main. Tend l'éponge de fiel <^ Kultur en droit germain » Et lors, du patient se ferma la paupière.

Afin que du tombeau nul ne rouvrît la pierre, Ils ont lâché les chiens dévorants à côté !

Et le troisième jour, Christ est ressuscité,,.

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