A LA VICTOIRE DE DEMAIN
Lorsque tu reviendras vers la France, ô Victoire ! Redescendant des cieux de rêve où je te vois, Et portant dans tes bras, pour la seconde fois, Les moissons de la mort et celles de la gloire ;
Ton vol sera plus lent et nous laissera croire (Quelque mystérieuse à l'homme que tu sois) Que tu rends ton arrêt et qu'à jamais ta voix Proclame le destin aux plaines de l'Histoire.
Reste avec nous, Déesse auguste ! Ne crains pas Qu'un peuple de héros ensanglante tes pas, Dans l'abus déchaîné de ses justes revanches.
Reste avec nous ! Ce peuple est sage autant que fier
Il joindra l'olivier à son glaive de fer.
Il ne souillera pas tes grandes ailes blanches.